Emmanuel Macron : LFI, un parti d’extrême gauche aux expressions antisémites.
Emmanuel Macron a déclaré que La France insoumise (LFI) est un mouvement d’« extrême gauche », avec « des expressions antisémites » qui « doivent être combattues ». Manuel Bompard a affirmé que « aucun militant de La France insoumise n’a jamais été condamné pour antisémitisme, aucun d’entre eux n’a jamais eu d’expressions antisémites ».
Emmanuel Macron a déclaré que La France insoumise (LFI) représente un mouvement d’« extrême gauche », où se manifestent « des expressions antisémites » qu’il estime « devoir être combattues ». Ces propos ont été tenus lors d’un entretien diffusé sur Radio J vendredi midi et publié ce dimanche.
« Je crois qu’il n’y a pas tellement de mystère pour dire qu’ils sont à l’extrême gauche », a affirmé le président lors de cette interview avec une radio de la communauté juive. Cette évaluation a été faite par le ministère de l’Intérieur récemment, mais est contestée par LFI. « Je constate que dans les positions qu’ils prennent, notamment sur l’antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République », a précisé le chef de l’État.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a réagi à ces déclarations en affirmant sur LCI ce dimanche que « ce n’est pas au président de la République de classer ses opposants politiques ». Il a poursuivi en disant que le président « fait du Donald Trump, quand on n’est pas d’accord avec lui, on est extrémiste ». Concernant les accusations d’antisémitisme, il a rétorqué : « Aucun militant de La France insoumise n’a jamais été condamné pour antisémitisme, aucun d’entre eux n’a jamais eu d’expressions antisémites ».
Vendredi, lors d’un hommage à Ilan Halimi, jeune juif enlevé et torturé à mort en 2006, Emmanuel Macron a dénoncé « l’hydre antisémite » qui pénètre « dans chaque interstice » de la société. Il a également proposé une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires ». Le président a indiqué que le gouvernement allait présenter un tel texte et se dit confiant quant à son adoption au Parlement avant 2027.
Concernant Rima Hassan, eurodéputée LFI visée par une plainte du *Parisien* après un message sur X ciblant un de ses journalistes, Emmanuel Macron a fait état de « circulaires pénales » émises par le garde des Sceaux pour combattre toutes les formes d’antisémitisme, en ajoutant qu’elles seraient mises en œuvre.
Interrogé sur la chaîne d’information Al Jazeera, il a évité de « stigmatiser », mais a ajouté : « Il y a très clairement des contenus qui sont relayés, en ligne ou par des chaînes, […] qui, en effet, sous couvert de couvrir l’actualité internationale, alimentent, exacerbent la haine des juifs et créent la fracture dans notre société ».
Enfin, abordant les propos de Bruno Retailleau sur « les dérives de l’Etat de droit », Emmanuel Macron a mis en garde : « Il faut parfois changer des règles, donc l’Etat du droit, mais il faut faire très attention à l’État de droit parce qu’il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble ». Il a précisé n’avoir pas écouté les déclarations du candidat LR pour 2027, mais a souligné que les problèmes actuels peuvent être traités « en respectant les contre-pouvoirs ». Pour lui, il est crucial de ne pas « mettre en l’air notre Constitution ou donner le sentiment aux Français que leurs problèmes viendraient de là ».

