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Hongrie : Viktor Orban déclare vouloir « balayer » les « pseudo-organisations »

Viktor Orban s’est engagé à poursuivre son offensive contre les « pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés » en vue des élections législatives d’avril. Avant le scrutin du 12 avril, son parti Fidesz est devancé par le parti d’opposition TISZA dans les sondages.


Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé samedi son intention de continuer son offensive contre les « pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés », en s’appuyant sur une victoire lors des élections législatives prévues en avril.

Face à un défi majeur depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz est actuellement devancé par l’opposition TISZA dans les sondages à l’approche du scrutin du 12 avril. Dans son discours annuel sur l’état de la Nation, il a déclaré : « La machine oppressive de Bruxelles fonctionne encore en Hongrie – nous la balaierons après avril. Nous avons travaillé dur et nous avançons bien, mais ce travail n’est pas encore terminé. C’est pourquoi nous devons, et pourquoi nous allons, remporter l’élection en avril. »

### Créer un « État illibéral »

Viktor Orban a salué le président américain Donald Trump, qu’il considère comme un allié, affirmant qu’il « s’est rebellé contre le réseau mondial des libéraux – hommes d’affaires, médias et politiques – améliorant ainsi aussi nos chances ».

Il a poursuivi : « Nous aussi, nous pouvons […] chasser de Hongrie l’influence étrangère qui limite notre souveraineté, ainsi que ses agents. » Il a désigné Peter Magyar, dirigeant de TISZA, comme « la marionnette de Bruxelles », soutenue par des multinationales. Il a averti que si l’opposition remportait les élections, « les poches des familles hongroises (seraient) vidées ».

Viktor Orban, âgé de 62 ans, est accusé de vouloir instaurer un « État illibéral » en réduisant au silence les voix critiques dans la magistrature, le monde académique, les médias et la société civile, tout en restreignant les droits des minorités.

Vendredi, Donald Trump a renouvelé son soutien à Viktor Orban sur son réseau social Truth Social, le qualifiant de « dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux ».