Belgique

Gouvernement bruxellois : le MR obtient la ministre-présidence, premiers ministres révélés

Le MR obtient le poste de ministre-président ainsi que les compétences liées à la propreté et l’aménagement du territoire. Le PS sera en charge du logement, des pouvoirs locaux et de l’égalité des chances.

Structure du gouvernement bruxellois

Voici des informations recueillies par la RTBF concernant la répartition des compétences: 

  • Le MR obtient le poste de ministre-président ainsi que les compétences liées à la propreté et l’aménagement du territoire. 

  • Le PS sera en charge du logement, des pouvoirs locaux et de l’égalité des chances. 

  • Les Engagés géreront les portefeuilles de l’économie et de l’emploi. 

  • Groen conservera la mobilité et prendra en charge les travaux publics. 

  • Les socialistes flamands de Vooruit obtiennent l’environnement, le climat, la rénovation urbaine, les monuments et sites (patrimoine) et l’image de Bruxelles. 

  • Anders aura le portefeuille du budget, des finances, de l’informatique ainsi que la fonction publique et la simplification administrative. 

Pour rappel, le gouvernement bruxellois est composé d’un ministre-président, revenant au premier parti, le MR, et de quatre ministres : deux francophones et deux néerlandophones, dans l’ordre du résultat des élections. Le PS et Les Engagés côté francophone, Groen et Anders côté néerlandophone auront donc chacun leur ministère.

Enfin, trois secrétaires d’État seront également désignés par leur parti : deux francophones, un MR, un PS, et un néerlandophone pour Vooruit.
Notons qu’en termes de parité, le gouvernement doit compter au moins un tiers de membres de chaque sexe, tant au total qu’au sein de chaque groupe linguistique.

Au MR : à la recherche de la personnalité surprise

Au MR, c’est souvent là qu’il y a le plus de suspense et d’incertitudes. David Leisterh n’assumera pas le poste de ministre-président qui lui était promis pendant de longs mois, après son retrait de la vie politique régionale et nationale, malgré les demandes encore récentes de son président. Qui alors ?

Les scénarios se multiplient. Bernard Quintin, ministre de l’Intérieur qui quitterait le fédéral et laisserait sa place à Georges-Louis Bouchez ? Il se dit « flatté » mais ne serait pas nécessairement candidat. Éléonore Simonet, ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME au fédéral, pourrait devenir ministre-présidente à 28 ans, la première femme, et surtout 22 ans après son père, dernier ministre-président libéral de la région bruxelloise ? Pour un Georges-Louis Bouchez qui aime les symboles, ce scénario doit au moins un peu le séduire.

À moins que Georges-Louis Bouchez, formateur de ce gouvernement, ne soit lui-même candidat au poste ? La loi impose que les ministres soient domiciliés en région bruxelloise au moment de l’installation du gouvernement. Une rumeur affirme que GLB aurait entamé les démarches pour se domicilier dans une commune bruxelloise, mais se domicilier dans une nouvelle commune ne se fait pas en quelques jours… Demandez à Julie Taton.

D’autres noms circulent aussi : Valérie Glatigny, habitante d’Auderghem et ministre de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, pourrait occuper le poste, tout comme, et ce serait une surprise : Yassine Rafik, homme de l’ombre et personnage important du MR bruxellois sous David Leisterh, présent autour de la table lors du conclave après avoir récemment intégré l’organigramme du mouvement réformateur.

Georges-Louis Bouchez a déclaré dans l’émission Jeudi en Prime ce jeudi soir : « Tout est possible, je n’ai pas pris ma décision ni pour le ministre-président ni pour le secrétaire d’État car je dois voir comment les choses évoluent. Tant que je ne vous le dis pas, vous pouvez écrire plein de choses, faire plein de scénarios et parfois vous m’inspirez. » On parie qu’il lira ceci et en décidera différemment.

En plus de la ministre-présidence, le MR sera également en charge de la Propreté et de l’Aménagement du territoire.

Au PS : Ahmed Laaouej et Karine Lalieux ?

Au PS, cinq noms, deux postes et une certitude : Karine Lalieux. Cette habitante de Bruxelles-Ville, 61 ans, est une figure expérimentée du PS bruxellois, réputée proche de Philippe Close. Elle a déjà l’expérience ministérielle en tant que ministre des Pensions de la Vivaldi (2021-2024) sous Alexander De Croo. Et surtout, il se dit qu’un maroquin lui était promis depuis les élections.

A quelle place ? Ministre ou secrétaire d’État ? Cela dépendra d’Ahmed Laaouej, le chef des socialistes bruxellois, qui, à la tête de la délégation de négociation, pourrait décider de rejoindre le gouvernement et ainsi occuper le poste de ministre. C’est ce scénario qui a la préférence.

Les compétences envisagées par le PS seraient les Pouvoirs locaux et le Logement.

Aux Engagés, tout dépend d’Yvan Verougstraete

L’ex-formateur et président des Engagés Yvan Verougstraete sera-t-il ministre ? Nul doute que cet homme est passionné par la politique bruxelloise, mais d’autres enjeux cohabitent. Comme celui de son mandat de président de parti qu’il devrait alors quitter pour devenir ministre. Ce serait le deuxième remplacement de président en 12 mois aux Engagés, après le départ de Maxime Prévot vers le ministère des Affaires étrangères.

L’alternative crédible serait de confier un poste à Gladys Kazadi, une figure importante du mouvement centriste, députée bruxelloise depuis 2019, et élue du nord-ouest de la capitale où Les Engagés comptent plusieurs bourgmestres et échevins. À 31 ans, cette ancienne championne d’athlétisme deviendrait la plus jeune ministre bruxelloise de l’histoire de la région capitale. Ce serait un choix logique : Gladys Kazadi a participé à l’intégralité du conclave.

Selon nos informations, un troisième scénario prend un peu de vigueur : celui d’Ismaël Nuino, jeune député fédéral Engagés, originaire de Charleroi mais résident à Bruxelles depuis plusieurs années. Une dernière piste mène à une personne issue de la société civile.

Peu de suspense côté flamand

Du côté néerlandophone du gouvernement, la sélection sera plus simple. Elke Van den Brandt (Groen) poursuivra en tant que ministre de la Mobilité, poste qu’elle occupe depuis 2019. Elle sera également en charge des Travaux publics.

Du côté d’Anders, Dirk De Smedt, devenu ministre des Finances en octobre dernier et grand artisan de l’accord gouvernemental, a confirmé ce vendredi qu’il sera ministre du Budget, des Finances, de la Fonction publique, de la Simplification administrative et de l’Informatique.

Enfin, Ans Persoons (Vooruit), secrétaire d’État chargée de l’Urbanisme et du Patrimoine dans le gouvernement Vervoort, restera secrétaire d’État. Ses compétences engloberont l’Environnement, le Climat, la Rénovation urbaine et les Monuments et sites.

Le cd&v, qui a participé aux négociations et a validé l’accord par ses instances, ne disposera pas de poste ministériel ou de secrétaire d’État, mais son représentant Benjamin Dalle sera tout de même régulièrement « invité au gouvernement », sans plus de précisions sur les modalités. Le cd&v héritera, en compensation, d’un poste important comme la vice-présidence du parlement bruxellois ou la présidence de la commission communautaire flamande (VGC).

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