Le gouvernement propose une solution pour les aidants proches exclus.
Le gouvernement fédéral a annoncé vendredi une solution à court terme pour les aidants-proches afin d’éviter leur exclusion du chômage à partir du 1er mars. L’allocation journalière actuelle pour ces aidants s’élève à environ 15 euros et le kern a décidé d’augmenter son montant, avec un quasi doublement annoncé.
Les principaux ministres du gouvernement fédéral ont annoncé vendredi, à l’issue d’une réunion en comité restreint, avoir trouvé une solution temporaire pour les aidants-proches menacés d’exclusion du chômage à partir du 1er mars.
Ces individus auront la possibilité de se signaler auprès des autorités, selon des modalités qui seront précisées dans les prochains jours, a indiqué le ministre de l’Emploi David Clarinval (MR) à la sortie de la réunion à la rue de la Loi. Un délai leur sera accordé pour entreprendre cette démarche, et leur dossier sera examiné pour déterminer s’ils remplissent les conditions nécessaires pour obtenir le statut d’aidant-proche. Pendant cette période d’examen, ces personnes ne perdront pas leur allocation.
Le kern a également décidé d’augmenter l’allocation versée aux aidants-proches, annonçant un quasi doublement du montant actuel.
Actuellement, l’allocation journalière est d’environ 15 euros, a précisé le ministre des Affaires sociales Frank Vandenbroucke. Le vice-Premier ministre de Vooruit a également indiqué qu’aucun nouveau statut ne sera créé. De nombreuses personnes ne se déclarent pas comme aidants-proches, et le gouvernement souhaite corriger cette situation. En attendant, une tolérance administrative sera appliquée, permettant de rester au chômage jusqu’à 12 mois supplémentaires si une attestation d’aidant-proche est fournie, a ajouté le socialiste.
Le débat reste donc ouvert, a confirmé le cabinet du vice-Premier ministre des Engagés, Maxime Prévot. Le kern a décidé de poursuivre sa réflexion sur les moyens d’améliorer durablement la situation des aidants-proches.
Note éditoriale : dans une première version de l’article, il était indiqué que les aidants-proches ne seraient pas exclus du chômage. Cette non-exclusion est en réalité temporaire, le temps de l’examen de la situation des aidants-proches susceptibles d’être exclus. À terme, ils ne seront plus au chômage, mais sous le statut d’aidant-proche, s’ils remplissent les conditions. Si ces conditions ne sont pas satisfaites, ils seront alors exclus du chômage, comme annoncé initialement.

