International

L’Inde achète 100 Rafale en France.

La présidence française a salué jeudi l’acquisition de 114 Rafale par l’Inde, la qualifiant de « jalon très important » vers un contrat « historique ». Ce contrat représente un total d’achats de matériel militaire pour 39 milliards de dollars (33 milliards d’euros).


C’est un « jalon très important » vers un contrat « historique », a déclaré jeudi la présidence française. Elle se réjouit de l’approbation de New Delhi concernant l’acquisition de 114 Rafale, à quelques jours de la visite d’Emmanuel Macron en Inde.

En effet, le pays va acquérir 114 Rafale, selon une conseillère du président Emmanuel Macron et une source au sein du ministère indien de la Défense. Si ce chiffre est confirmé, il équivaudrait au parc actuel de Rafale de l’armée de l’Air française et constituerait le plus grand contrat d’exportation pour cet avion de chasse.

À ce jour, 299 exemplaires de cet appareil ont été commandés par des clients étrangers, dont 80 par les Émirats arabes unis. L’Inde avait précédemment acquis 36 Rafale en 2016 et 26 Rafale Marine l’an passé.

39 milliards de dollars d’équipement militaire

La décision du conseil d’acquisition de la défense indienne – composé de hauts responsables militaires et du ministre de la Défense et qui représente la première étape importante pour tout achat d’équipement militaire dans le pays – concerne, au total, l’achat de matériel militaire pour 39 milliards de dollars (33 milliards d’euros), incluant les chasseurs de l’avionneur français Dassault.

Ces acquisitions « renforceront [notre] capacité à mener des missions de supériorité aérienne sur l’ensemble du spectre des conflits et amélioreront significativement les capacités de dissuasion de l’IAF (Force aérienne indienne) grâce à des frappes offensives de longue portée », a indiqué le ministère dans un communiqué.

« On est optimiste et on espère de bonnes nouvelles prochainement », a déclaré une conseillère d’Emmanuel Macron lors d’un briefing concernant son déplacement en Inde du 17 au 19 février. De longues négociations commerciales ont précédé cette annonce. L’achat de missiles de combat et d’un pseudo-satellite (HAPS) qui peut notamment servir de relais de communications a aussi été approuvé.