Présidentielle 2027 : Retailleau souhaite référendum sur l’immigration et « honnêtes gens »
Bruno Retailleau a officiellement détaillé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, en plaçant la consultation directe des Français au cœur de son projet. Il a indiqué vouloir « soumettre directement par référendum plusieurs grands textes de loi », incluant une consultation visant à « réduire drastiquement l’immigration ».
Jeudi, Bruno Retailleau a précisé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, soulignant l’importance de la consultation directe des Français dans son projet. Lors d’un discours diffusé en direct sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre de l’Intérieur a déclaré que « seule l’élection présidentielle permet d’agir vraiment » et a proposé plusieurs référendums, notamment sur des thèmes tels que l’immigration et la justice, s’il accède à l’Elysée.
« Je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir mais par sens du devoir », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il « refuse de laisser notre pays dans l’état où il se trouve aujourd’hui ». Il a décrit « une France qui s’enfonce (et) qui s’efface, dans un monde de plus en plus menaçant », et a estimé que « pour affronter les désordres du monde, notre pays devra d’abord remettre ses affaires en ordre ».
Le président du parti Les Républicains a fait savoir qu’il envisageait de « soumettre directement par référendum plusieurs grands textes de loi ». Il a mis l’accent sur une consultation visant à « réduire drastiquement l’immigration », considérant celle-ci comme « n’est pas une chance », car, « au-delà d’un certain nombre, une société multiculturelle devient toujours une société multiconflictuelle ». D’autres référendums pourraient concerner « une véritable révolution de notre justice pénale » et l’intention de « redonner la primauté à notre droit national dès lors qu’il s’agit de protéger nos intérêts fondamentaux ».
Cependant, ces propositions pourraient se heurter à la législation actuelle, l’immigration et la justice ne relevant pas, pour l’instant, du champ du référendum. Bruno Retailleau a néanmoins précisé qu’il entendait « imposer partout l’autorité de la République » et qu’il « ne reculerai(t) pas » et « ne céderai(t) pas, ni à la violence, ni au politiquement correct, ni aux dérives de l’Etat de droit, qui s’est retourné contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité ».
Sur le plan économique et social, Bruno Retailleau a plaidé pour « refonder notre modèle social », ce qui nécessitera, selon lui, « de faire des économies (et) des choix ». Il a affirmé vouloir donner la priorité à « la France des honnêtes gens et au travail plutôt qu’à l’assistanat », se positionnant comme « protecteur de la France des travailleurs, pas de la France des profiteurs ».
Il a aussi annoncé son intention de « remettre à sa juste place » un État qui « ne peut pas dépenser plus que ce qu’il gagne » et de relancer « une grande politique familiale ». « Je ne promettrai rien que je ne pourrai tenir », a-t-il déclaré, tout en évoquant une « écologie de progrès » et une « refondation par le mérite et la liberté » de l’école, qu’il perçoit comme « une machine à reproduire les inégalités ».

