Toulouse : Enquête après la mort d’un bébé de 8 mois, cause à déterminer.
Le parquet de Toulouse a indiqué que les causes de la mort d’un bébé de 8 mois, survenue le 5 février à Sainte-Foy-de-Peyrollières (Haute-Garonne), restent indéterminées. Le ministère de la Santé a fait état mercredi de la mort d’un troisième nourrisson ayant consommé du lait infantile concerné par la récente vague de rappels.
Le parquet de Toulouse a annoncé mercredi que les circonstances entourant la mort d’un bébé de 8 mois, survenue le 5 février à Sainte-Foy-de-Peyrollières (Haute-Garonne), demeurent indéterminées. L’autopsie n’a pas permis d’exclure de manière définitive un lien avec l’ingestion de lait infantile, même si la boîte en question ne faisait pas partie des lots récemment rappelés.
Dans un communiqué, le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, précise que l’examen du corps n’a pas révélé « de signes de violences » et n’a pas permis d’« identifier formellement la cause du décès ». « De très nombreuses analyses scientifiques sont donc en cours pour établir la cause de ce décès » et « prendront plusieurs semaines », ajoute le magistrat.
### La possibilité d’un syndrome de mort subite
Le « syndrome de mort subite du nourrisson est envisagé », tout comme « la possibilité (que le décès) soit consécutif à l’ingestion de lait infantile même si la boîte de lait utilisée ne provient pas d’un lot ayant fait l’objet d’un rappel récent », indique encore David Charmatz, en appelant à ne pas « ajouter à la psychose ».
Cette annonce intervient alors que le ministère de la Santé a rapporté mercredi la mort d’un troisième nourrisson ayant consommé du lait infantile concerné par les récents rappels. Le ministère souligne toutefois qu’« à ce jour, aucun caractère d’imputabilité n’a été établi scientifiquement » et que « des enquêtes judiciaires sont en cours pour ces signalements ».
### Le lait infantile en pleine crise
Depuis la mi-décembre, le secteur du lait infantile fait face à une série de rappels internationaux. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays en raison de la présence potentielle de céréulide, d’autres fabricants, dont Danone et Lactalis, ainsi que des entreprises plus petites, ont pris des mesures similaires.
Début février, les autorités européennes ont abaissé les seuils tolérés de céréulide, une toxine susceptible de provoquer des vomissements parfois dangereux chez le nourrisson, entraînant une nouvelle vague de rappels. En France, une enquête sanitaire est en cours pour déterminer si les décès signalés peuvent être associés aux laits consommés. Les conclusions sont attendues.

