Point de vue : Jamel Himoudi ne peut plus tenir !
La polémique autour de l’arbitrage persiste, en particulier concernant la VAR à la tunisienne, avec des opinions opposées sur un but d’égalisation du CA face au CSS. Jamel Himoudi, le patron des arbitres, ne semble pas intervenir directement dans les discussions sur les polémiques liées à la VAR, malgré des problèmes récurrents d’application et des accusations de favoritisme envers certains clubs.

La Presse — Une nouvelle polémique éclate autour de l’arbitrage, plus particulièrement sur l’usage de la VAR en Tunisie. Le but égalisateur du Club Africain contre le Club Sportif Sfaxien continue de susciter des débats : d’un côté, certains estiment qu’il s’agit d’un hors-jeu évident de Chaouat, tandis que d’autres contestent cette position.
Les experts ne parviennent pas non plus à se mettre d’accord, exprimant des opinions divergentes sur la même action. Le CSS avance même que Heythem Guirat, l’arbitre en charge de la VAR lors du match, a délibérément validé le but de Kadida, même après avoir visionné les images, et réclame les enregistrements de la VAR.
Depuis dimanche soir, la situation ne se calme pas et, comme souvent, le responsable des arbitres, Jamel Himoudi, intervient pour attiser la polémique. Un aspect échappe cependant à l’attention : Himoudi ne s’exprime pas en direct lors des émissions sur les controverses liées à la VAR. Ses interventions sont rares, et il est difficile de comprendre pourquoi il choisit certaines affaires pour s’exprimer.
On se souvient qu’il avait déjà pris la parole la saison dernière dans une émission pour défendre un club qui avait perdu sur le terrain, affirmant que la VAR et l’arbitre avaient porté préjudice à celui-ci, un comportement peu commun pour un responsable des arbitres à travers le monde.
Il est important de noter qu’il y a eu cette saison de nombreux incidents douteux, avec des pénaltys et des buts validés ou refusés par la VAR, mais Jamel Himoudi n’a pas montré la même mobilisation ni intervenu en direct le soir même dans ces cas.
Cette attitude pourrait sembler « suspecte » pour un responsable qui doit rester objectif et impartial, surtout compte tenu de son passé d’arbitre international marqué par des échecs et des controverses.
Il convient de préciser que la VAR à la tunisienne suscite des critiques en raison de sa mauvaise application. Les arbitres de la VAR prennent trop de temps pour rendre des décisions, les réalisateurs des retransmissions télévisées manipulent certaines images et refusent de montrer les séquences dans leur intégralité pour que le public puisse comprendre la décision, et la qualité du matériel utilisé laisse à désirer.
De plus, nos arbitres manquent encore de la personnalité et de l’autorité nécessaires pour réduire les erreurs liées à la VAR. Le plus préoccupant est que la VAR semble ignorer certaines actions tout en se concentrant sur d’autres, laissant ainsi des clubs se sentir lésés tandis que d’autres bénéficient d’un traitement favorisé.
Dans ce contexte, Himoudi ne semble pas prendre les mesures nécessaires pour améliorer le niveau de ses arbitres. Plutôt que de mener des actions concrètes, il se tourne vers d’anciens arbitres controversés, dont le passé en championnat dans les années 90 est bien connu, pour les défendre, ainsi que certains arbitres et clubs.
Himoudi n’est pas en mesure de mettre un terme aux controverses arbitrales. Au-delà de la VAR, c’est sa gestion, ainsi que le profil de ses « collaborateurs » et la performance de ses arbitres qui posent question. Il est grand temps que la Fédération Tunisienne de Football rétablisse de l’ordre et fasse appel à d’anciens arbitres compétents et intègres pour gérer les questions d’arbitrage. Si la situation est aussi tendue et préoccupante à dix journées de la fin du championnat, que dire lorsque des enjeux de titre et de maintien se joueront en fin de saison ?

