Sport

JO d’hiver 2030 : Crise au Comité d’organisation, Edgar Grospiron écarte Cyril Linette

Une réunion d’urgence des organisateurs des Jeux olympiques des Alpes 2030 est prévue ce mardi soir, alors que le comité d’organisation est secoué depuis des mois par une grave crise de gouvernance. Le départ du directeur général Cyril Linette, arrivé en avril dernier, interviendrait dans un contexte de tensions, avec notamment trois départs de cadres en deux mois.


Les semaines se succèdent et se ressemblent au sein du Comité d’organisation des Jeux olympiques des Alpes 2030. Une réunion d’urgence est prévue ce mardi soir, alors que des rumeurs de départ du directeur général Cyril Linette circulent, dans un contexte déjà marqué par une grave crise de gouvernance.

Ce mardi, le journal *Le Parisien* a rapporté qu’Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes 2030, « a décidé de se séparer de son directeur général Cyril Linette ». Cette déclaration survient à un moment particulièrement tumultueux pour le Cojop.

Réunion de crise planifiée

L’organisation traverse une crise ouverte après trois départs de hauts responsables en deux mois : la directrice des opérations, Anne Murac, suivie du directeur de la communication, Arthur Richer, et enfin, du président du comité des rémunérations, Bertrand Méheut.

Les principaux membres du bureau exécutif du Cojop – comprenant le gouvernement, les comités olympique et paralympique, ainsi que les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, qui accueilleront ces jeux d’hiver dans les Alpes françaises – se réuniront mardi soir « pour discuter à nouveau de la gouvernance du Cojop », selon les informations obtenues par l’AFP.

Suite aux deux premières démissions, la ministre des Sports, Marina Ferrari, avait demandé fin janvier une « clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité » du Cojop. Une « mission » a été mise en place dans la foulée, dont les résultats sont attendus pour le 19 mars.

« Une dérive importante »

Si le départ du directeur général est confirmé, celui-ci, arrivé en avril dernier, se produira dans un contexte de tensions, ainsi que de luttes d’influence politique et de crispations avec certains acteurs régionaux, notamment concernant la répartition des charges financières.

Vendredi, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncée une réduction de la subvention destinée au fonctionnement du comité d’organisation, la faisant passer de 7,5 à 3 millions d’euros, afin d’inciter à surmonter ses conflits internes. En signe de ces tensions, Bertrand Méheut – proche de Cyril Linette – a mentionné dans une lettre largement médiatisée une « dérive importante qui (le) conduit à douter du succès du projet, tant en termes de délais que de coûts ».