Meta et Google en justice pour « fabriquer l’addiction » des jeunes
Douze jurés, approuvés vendredi après plus d’une semaine d’un scrutin méticuleux, doivent trancher la plainte d’une Californienne de 20 ans, Kaley G.M. Les plaignants attaquent la conception même des réseaux sociaux, c’est-à-dire l’algorithme et les fonctions de personnalisation encourageant au visionnage compulsif de vidéos.
Douze jurés, approuvés vendredi après plus d’une semaine d’un scrutin méticuleux, devront se prononcer sur la plainte d’une Californienne de 20 ans, Kaley G.M. La jeune femme, utilisatrice de YouTube dès l’âge de six ans, puis détentrice d’un compte Instagram à 11 ans, avant de rejoindre Snapchat et TikTok deux à trois ans plus tard, affirme avoir développé une forte addiction aux réseaux sociaux, entraînant une spirale de dépression, d’anxiété et de troubles de l’image de soi.
Son dossier a été jugé suffisamment représentatif pour constituer un cas test dont l’issue déterminera une référence pour des centaines de plaintes similaires regroupées en Californie.
Les plaignants contestent la conception même des réseaux sociaux, notamment l’algorithme et les fonctions de personnalisation qui encouragent le visionnage compulsif de vidéos. Ils accusent cette approche d’être négligente et nocive, s’inspirant d’une stratégie qui a réussi contre l’industrie du tabac dans les années 1990 et 2000.
En l’absence de TikTok et de Snapchat, qui ont choisi de transiger pour un montant confidentiel, seuls YouTube, filiale de Google, et Meta, le géant de la tech derrière Instagram, défendent leur position dans ce procès.
Parallèlement, un autre procès au Nouveau-Mexique accuse Meta de privilégier le profit sur la protection des mineurs contre les prédateurs sexuels, et doit également débuter cette semaine.

