France

En images : Knafo et d’autres politiques se trompent sur les prix du quotidien.

Sarah Knafo, candidate à la Mairie de Paris pour le parti Reconquête, s’est trompée sur le prix du Pass Navigo annuel. En 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors figure de la droite, évalue en direct le prix d’un ticket de métro parisien à environ 4 euros, alors qu’il est d’1,70 euro.


Interrogée sur le prix du Pass Navigo annuel, Sarah Knafo, candidate à la Mairie de Paris pour le parti Reconquête, a commis une erreur significative.

L’exemple historique : lors du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle en septembre 1974, Valéry Giscard d’Estaing a demandé à François Mitterrand le prix d’un ticket de métro. Le candidat socialiste a répondu : « Écoutez, je ne prends pas le métro, je prends ma voiture… ». Par la suite, il s’est également trompé sur le prix de la baguette. VGE élu, les deux personnalités se sont affrontées à nouveau lors de la présidentielle de 1981.

En octobre 2016, lors d’une interview radio, Jean-François Copé, à ce moment-là candidat à la primaire à droite, a déclaré sur le prix d’un pain au chocolat « aux alentours de 10 ou 15 centimes ». Cela correspondait à environ dix fois moins que son véritable prix, qui se situait autour de 1 à 1,50 euro.

En 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, figure de la droite et future candidate à la primaire, a évalué en direct le prix d’un ticket de métro parisien à environ 4 euros, alors qu’il était de 1,70 euro. Elle a ensuite expliqué qu’elle bénéficiait du métro gratuit, ce qui a alimenté les critiques sur l’éloignement de certains responsables politiques par rapport aux usagers ordinaires.

Interrogé en novembre 2018 sur le prix d’un billet de bus ou de métro lors de sa campagne pour la mairie de Barcelone, Manuel Valls a répondu « 1 euro et quelques… ? », alors que le coût était de 2,15 euros. Pour se justifier, le candidat a expliqué qu’il se déplaçait en taxi ou à pied.

En 2002, Lionel Jospin, alors Premier ministre et candidat à la présidentielle, est entré dans une boulangerie pour acheter un pain et a tendu 7 euros au boulanger. Le prix réel du pain était alors d’environ 0,90 à 1 euro, ce qui a alimenté les critiques sur son erreur liée à la transition euro-franc, juste avant l’échéance électorale.

Nicolas Sarkozy a pratiqué l’esquive en 2012, lors de sa campagne pour une réélection à l’Elysée. Interrogé par des spectateurs sur le prix d’un timbre-poste, le président sortant a répondu : « Je ne le connais pas. Si vous me posez la question pour me coller, vous me collerez. » Il a déclaré plus tard ne pas connaître le prix d’un ticket de métro.

Le prix des billets des transports publics en Ile-de-France est souvent un sujet de débat. En 2010, alors candidat PS à sa réélection aux élections régionales en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon a été interrogé sur le prix du carnet de 10 tickets de métro, répondant « 15 euros », au lieu de 11,60 euros.

Au-delà du prix des transports publics, en novembre 2015, Myriam El Khomri, ministre du Travail, s’est emmêlée sur la question du nombre de renouvellements possibles d’un CDD, avant de déclarer au journaliste : « Je ne pourrais pas vous le dire ». Ce contrat peut être renouvelé deux fois.

En 2009, le député UMP Frédéric Lefebvre a eu du mal à définir ce qu’est le « Web 2.0 », alors qu’il était pressenti pour devenir secrétaire d’Etat au numérique. Il a finalement hérité du secrétariat au Commerce, à l’Artisanat et aux PME dans le gouvernement Fillon III.

En septembre 2016, interrogée sur le nombre d’administrés de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la conseillère régionale et ex-candidate FN à la présidence de PACA, Marion Maréchal-Le Pen, a concédé ne pas avoir « les chiffres exacts », puis a répondu « deux millions ». La réponse était cinq.

Alain Juppé a commis une gaffe célèbre en 2016. Lors d’un débat télévisé sur la précarité, il a affirmé « connaître le prix des choses » en évoquant « la vendeuse de Prisunic », oubliant que cette chaîne d’hypermarchés avait fermé en 2003, soit treize ans auparavant.