Etats-Unis : Kartik Sheth, ex-dirigeant de la Nasa, à Aix-Marseille
Kartik Sheth, ex-numéro 3 de la direction scientifique de la NASA, a intégré l’AMU à Marseille courant janvier 2025. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace a indiqué avoir accueilli 41 scientifiques américains depuis le lancement du programme Choose France for science.
« Je ne sais pas encore pour la suite. Mais je suis impatient et optimiste ». En avril 2025, à l’issue de dix ans passés à la Nasa, Kartik Sheth, ancien numéro trois de la direction scientifique de l’agence spatiale américaine, ne laissait aucun indice sur son avenir sur les réseaux sociaux.
Peut-être ne s’attendait-il pas à rejoindre, six mois plus tard, l’université d’Aix-Marseille (AMU). Cependant, le Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) a une longue tradition de coopération avec les États-Unis dans le domaine de la recherche spatiale, concevant des optiques pour les télescopes spatiaux depuis quarante ans. C’est grâce à un collègue marseillais, avec lequel il collabore depuis plus de vingt ans, qu’il s’est rapproché du Sud de la France, note-t-il au Figaro.
Cette figure clé de la Nasa a été évincée avec son équipe à cause des coupes dans la recherche instaurées par Donald Trump et son administration depuis son retour à Washington. De 2023 à 2025, Kartik Sheth a dirigé, depuis son bureau à la Maison-Blanche, un budget de 8,5 milliards de dollars du Département des sciences, destiné à financer 10 laboratoires nationaux et 30 000 scientifiques.
Arrivé à Marseille courant janvier, Kartik Sheth rejoint l’AMU, ayant postulé avec d’autres chercheurs américains, dont des climatologues, historiens, sociologues et astrophysiciens, au programme français d’accueil « Safe Place for Science », annoncé à la presse fin juin 2025.
Cet homme de 40 ans, émigré d’Inde aux États-Unis à l’adolescence, ne prévoit pas de vivre à plein temps en Provence dans l’immédiat. Il effectuera des allers-retours d’un à deux mois, en accord avec l’AMU. « J’ai une femme qui a un bon travail aux États-Unis. J’ai des parents qui ont 80 ans. Il n’y a aucune raison que je quitte les États-Unis. Mais le programme proposé par l’université me permet cette souplesse », explique-t-il au quotidien.
Dans un communiqué publié la semaine dernière, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace a annoncé avoir accueilli 41 scientifiques américains depuis le lancement du programme Choose France for science.

