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PSG – OM : Paris a-t-il signé un acte fondamental en battant Marseille ?

Ousmane Dembélé a délivré une passe décisive et inscrit un doublé lors du match de dimanche. La victoire du Paris Saint-Germain contre Marseille, avec un score de 5-0, a été décrite comme aussi historique pour certains que douloureuse pour d’autres.

Au Parc des Princes,

Les signes commencent à pointer vers un changement de dynamique. Le Paris Saint-Germain semble avoir abordé le premier tiers de la saison avec désinvolture et s’attaque maintenant à la préparation physique pour la dernière phase de la compétition. Les propos d’Ousmane Dembélé en zone mixte, où il a déclaré : « on a bien négocié la première partie de saison », soutiennent cette théorie, qui attendait un déclencheur comme le match PSG-City de 2026.

Il ne se trouvait pas en Ligue des champions comme on aurait pu le penser, mais plutôt en Ligue 1, face à son principal rival marseillais, qui lui avait posé de nombreux problèmes auparavant. Une défaite au Vélodrome et un miracle lors du Trophée des champions laissaient présager un dernier acte palpitant. Toutefois, le match a été remplacé par une humiliation collective. Le score de 5-0 reste historique pour certains et douloureux pour d’autres.

Dembouz retrouve son pressing intense, Kvara brille

« Les mois importants de compétition arrivent, il faut donner plus », a prévenu Luis Enrique avant le Classique. Tous ont hoché la tête, se demandant toutefois si cette équipe, déjà éprouvée par une saison 2024-25 interminable, sans véritable présaison, et devenue fébrile en Ligue des champions, avait l’énergie nécessaire pour répondre à cet appel. La réponse fut affirmative.

À l’instar de son équipe, Ousmane Dembélé a retrouvé son esprit battant. Toujours prêt à presser lors des relances du gardien, avec un regard déterminé, il n’a pas hésité à appliquer une forte pression sur l’adversaire. Bien sûr, il a délivré une passe décisive et marqué un superbe doublé. Son deuxième but (crochet, crochet, tir puissant du droit) mérite une place dans une galerie, à côté de la Joconde et de son chef-d’œuvre face au Losc (lob élégant, huile sur toile).

« C’est l’instinct, je sens que je mets beaucoup d’intensité sur les premiers ballons et que j’élimine les adversaires », a-t-il déclaré. « C’est incroyable, samedi on me demandait pourquoi il était irrégulier, alors j’aime les joueurs irréguliers comme Ousmane », a ironisé l’entraîneur parisien en conférence de presse.

Quant au reste de l’équipe, Nuno Mendes a été aérien, João Neves a retrouvé son omniprésence, Kvaratskhelia a montré sa magie, alors que Bradley Barcola et Désiré Doué ont opté pour une approche plus audacieuse, celle des artistes aux finitions imparfaites. « Notre objectif était de mettre le feu sur le terrain, a déclaré l’ancien Rennais au micro de Ligue 1 +. Nous avons tout donné ce soir et cela a porté ses fruits. »

Ousmane Dembélé voulait « faire passer un message »

Le constat est indiscutable : cette performance parisienne a rappelé les moments forts de la seconde partie de la saison dernière, jusqu’à la connexion avec un Parc des Princes qui n’avait pas été aussi électrisé depuis la demi-finale de C1 contre Arsenal. « Nous avions à cœur de réaliser un grand match et de faire passer un message à tous », a souri le Ballon d’Or après le match.

Quand Ousmane Dembélé joue comme ça, il ne peut quasiment rien arriver au Paris Saint-Germain
Quand Ousmane Dembélé joue comme ça, il ne peut quasiment rien arriver au Paris Saint-Germain - LIONEL URMAN/SIPA

Il appartient désormais aux événements de déterminer si cette performance doit être classée parmi les épiphénomènes ou les jalons fondateurs. Luis Enrique, dans toute sa complexité, refuse cependant de la considérer comme un match référence. Il privilégie la prestation contre le Sporting à Lisbonne malgré la défaite (2-1), tout en affirmant que la victoire de dimanche « donnera de la confiance », même si Désiré Doué envisage déjà de continuer sur cette dynamique. « Il faut qu’on poursuive sur cette lancée. »

À commencer par le match chez son ancien club, vendredi prochain, puis au Louis II contre Monaco en Ligue des champions. C’est le vrai coup d’envoi des choses sérieuses. Si Dembouz déclare que « les supporters (parisiens) auront le sourire demain », la joie reste précaire. L’écart en Ligue 1 avec le dauphin Lens est réduit et la défense du titre européen paraît lointaine au regard des récentes prestations en Ligue des champions. Cependant, un grand rayon de soleil a traversé les nuages sombres du ciel parisien dimanche soir. Et cela suffit pour y croire.