Municipales 2026 : Olivier Faure juge « pas juste » de classer LFI à l’« extrême gauche »
Olivier Faure a estimé ce dimanche qu’il n’était « pas juste » de classer La France insoumise (LFI) à l’« extrême gauche ». La circulaire parue cette semaine place LFI dans le bloc « extrême gauche », comme Lutte ouvrière ou le Nouveau Parti anticapitaliste.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a déclaré ce dimanche qu’il n’était « pas juste », sur le plan politique, de classer La France insoumise (LFI) à l’« extrême gauche », et a critiqué ceux qui « cherchent à dédiaboliser l’extrême droite » afin de « transmettre le mistigri à la gauche radicale ».
Pour la première fois, le mouvement de gauche radicale, fondé en 2016, a été classé comme un parti d’extrême gauche dans une circulaire publiée cette semaine par le ministère de l’Intérieur concernant la classification des candidats pour les élections municipales de mars. « Je ne sais pas si c’est un problème, y compris pour LFI, mais je ne trouve pas ça juste », a déclaré Olivier Faure, invité de l’émission « Dimanche en politique » sur France 3.
### Un parti « qui s’inscrit dans un parcours électoral »
« Le Conseil d’Etat a déjà tranché cette question et LFI est un parti de la gauche radicale. C’est un parti qui s’inscrit dans un parcours […] électoral, démocratique, et on ne peut pas les classer à l’extrême gauche », a poursuivi le dirigeant du PS, ajoutant : « Je ne pense pas que ça change grand-chose au résultat. »
La circulaire parue cette semaine classe LFI dans le bloc « extrême gauche », aux côtés de Lutte ouvrière et du Nouveau Parti anticapitaliste. « Il existe une extrême gauche en France et elle se revendique comme telle. Elle considère les élections comme une tribune et non pas comme un moyen de conquête du pouvoir, ce qui n’est pas le cas de La France insoumise », a précisé Manuel Bompard, coordinateur de LFI, ajoutant qu’un recours devant le Conseil d’Etat est envisagé.
### L’Intérieur « assume » sa décision
Cette question est importante pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui conteste régulièrement cette étiquette utilisée par ses adversaires politiques, étant donné qu’il estime qu’elle vise à le comparer au Rassemblement national. Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella rejette également régulièrement le terme « extrême droite ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé jeudi soir qu’il assumait « totalement » sa décision. « Chez La France insoumise, il y a un refus de la discussion parlementaire, des appels systématiques à la censure, on refuse d’aller voir le gouvernement pour des réunions de travail », a-t-il soutenu.
Olivier Faure a réagi ce dimanche en affirmant : « Certains cherchent à dédiaboliser l’extrême droite, transmettre le mistigri à la gauche radicale », dénonçant une intention de « réintégrer dans l’arc républicain l’extrême droite pour mieux en exclure la gauche radicale ».

