France

« Raclette : France ou Suisse, qui l’emporte en textures et arômes ? »

L’émission culinaire « Très très bon » de Paris Première organise un match entre la France et la Suisse ce samedi à 19h55. Un panel d’experts, composé de Laure Takahashi, Elodie Schenk, Pierre Coulon et Claude Luisier, a évalué quatre raclettes sélectionnées selon des critères tels que la fonte, la texture en bouche et le goût.


Y a-t-il réellement un motif suffisant pour faire tout un plat de la raclette ? Oui, affirme l’équipe de « Très très bon », l’émission culinaire de Paris Première qui organise ce samedi à 19h55 un match entre la France et la Suisse.

« On a estimé que c’était plus qu’un simple délire cheesy, fromager, pouvant être assimilé à de la junk food. La raclette possède un patrimoine, une histoire, des origines – qui sont parfois débattues, comme nous le voyons dans cet épisode – et elle est un véritable produit du terroir qui s’inscrit dans des habitudes de consommation alpines avant sa large démocratisation », explique l’animateur François-Régis Gaudry.

Charles Patin Coohoon, rédacteur en chef de « Très très bon », initialement sceptique, a été convaincu par l’enthousiasme de François-Régis Gaudry, qui lui a partagé sa passion pour la raclette. Le Lyonnais d’origine se remémore les premières raclettes qu’il a goûtées étant « haut comme trois pommes », autour de l’appareil Tefal des années 1970, chez ses grands-parents à Chamonix. « Il était intéressant de s’y intéresser pour ce qu’elle représente dans le patrimoine collectif et parce que la raclette est aussi la manifestation de terroirs différents », résume le rédacteur en chef.

C’est ainsi qu’est née l’idée d’organiser une « bataille des régions », comme l’indique la rédactrice en chef adjointe Judith Pugliese. « Pour la France, nous avons choisi des fromages de Franche-Comté et de Savoie. Du côté suisse, nous avons sélectionné le Valais, berceau de la raclette, ainsi que le canton de Vaud. Nous avons visité les producteurs pour suivre le processus de fabrication et expliquer les spécificités de chaque terroir », précise-t-elle.

Un panel d’experts, constitué de Laure Takahashi, Elodie Schenk, Pierre Coulon et Claude Luisier, a eu la tâche de goûter les quatre raclettes sélectionnées et de les évaluer selon plusieurs critères. À savoir, « la fonte, l’attitude à la fonte – c’est-à-dire, est-ce qu’elle devient gommeuse lorsqu’on la passe sous l’appareil ? – la texture en bouche et le goût », énumère Judith Pugliese. Les deux raclettes ayant obtenu les meilleures notes ont ensuite été soumises à un jury plus large, composé de fromagers et d’influenceurs dans le domaine de la gastronomie, qui les ont goûtées à l’aveugle.

Alors, qui a remporté la bataille ? Nous ne dévoilerons rien ici avant la diffusion de l’émission. Toutefois, François-Régis Gaudry a indiqué qu’avant le tournage, il prédisait une victoire suisse « parce que nos voisins possèdent des atouts en matière de culture, de dégustation et de qualité des produits ».

Ce numéro de « Très très bon » prouvera ainsi que la raclette offre plus d’un aspect et qu’elle n’est pas consommée de la même façon des deux côtés des Alpes : en Suisse, il est en effet impensable de laisser couler du fromage sur de la charcuterie… De plus, réussir une raclette dépend évidemment du choix du fromage, qui est plus varié qu’on ne le pense. « Selon les terroirs et les méthodes de fabrication, il existe des expressions aromatiques différentes, des textures variées, des notes plus ou moins fleuries ou animales », souligne l’animateur. À vos marques ? Prêts ? À table !