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JO d’hiver 2026 : Fabrication de neige artificielle expliquée

Les JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina se sont ouverts vendredi en Italie, et la neige de culture est devenue la norme. Le comité d’organisation a produit 1,4 million de mètres cubes de neige artificielle, nécessitant donc un peu plus de 6 millions de mètres cubes d’eau.

Ne dites plus « neige artificielle » mais « neige de culture » ou « neige technique ». Alors que les Jeux Olympiques d’hiver de 2026 à Milan-Cortina ont débuté vendredi en Italie, cette neige de culture est devenue la norme. La neige naturelle, qui n’est pourtant pas en pénurie pour cette édition dans les Alpes, a même été retirée des parcours pour laisser place à celle qui est cultivée. Les organisateurs des Jeux, comme le rapporte Le Parisien, ont pris cette décision pour offrir des conditions d’épreuve aussi uniformes que possible aux athlètes.

Cette mission a été confiée à la société italienne TechnoAlpin, leader mondial dans le domaine de l’enneigement de culture. Mais quelles technologies sont utilisées pour produire de la neige même lorsque les températures sont légèrement au-dessus de 0 °C ?

2,4 millions de mètres cubes à produire

Le comité d’organisation a fabriqué 1,4 million de mètres cubes de neige artificielle (soit dix fois le volume de Notre-Dame de Paris), ce qui a nécessité un peu plus de 6 millions de mètres cubes d’eau. Pour stocker cette eau, une retenue a été créée sur les hauteurs du village de Livigno, qui accueillera certaines des épreuves les plus techniques.

Sur le plan physique, rien de secret. Les canons à neige projettent un mélange d’air comprimé et de gouttelettes d’eau dans l’air ambiant. L’eau, poussée par l’air comprimé, se divise en milliers de micro-gouttelettes. Suspendues dans l’atmosphère froide, elles se transforment en petits cristaux de glace qui, en tombant, attrapent d’autres gouttelettes, grossissent et se transforment enfin en flocons de neige.

Bien qu’une température négative et une faible humidité soient idéales pour la production de neige artificielle, il est possible de créer de la neige même par temps très sec, jusqu’à +3 °C. Cette technologie est notamment développée par TechnoAlpin.

Canons à ventilateur contre lances à neige

En matière d’outils, deux types existent : les canons à ventilateur, qui, grâce à leurs énormes hélices, projettent la neige sur plusieurs dizaines de mètres. Ils sont parfaits pour produire de la neige en grande quantité, qu’il sera ensuite possible de travailler. Viennent ensuite les lances à neige, qui vaporisent de l’eau pour effectuer une finition.

Il existe aussi une technologie plus expérimentale et controversée, actuellement testée dans la station autrichienne d’Obergurgl-Hochgurgl. Cette méthode consiste à créer un petit nuage artificiel dans une chambre en enrichissant l’eau au préalable. Développée par l’entreprise américaine Snomax, cette technique utilise des protéines de Pseudomonas syringae pour favoriser la cristallisation. L’installation mesure trois mètres et demi de haut et comprend un ballon de deux mètres et demi de diamètre.