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Incendie à Crans-Montana : Jacques Moretti ne pense pas aux victimes

Jacques Moretti, co-propriétaire du bar incendié à Crans-Montana, a déclaré qu’il pense « aux victimes » et a affirmé que le couple est « anéanti » après le drame qui a fait 41 morts et 115 blessés. L’audition du vendredi concerne l’actuel responsable sécurité et incendie de Crans-Montana, en raison de l’absence de contrôles incendie dans l’établissement depuis 2019.


« Pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes, pas un seul instant que Dieu fasse… » À son arrivée à Sion ce vendredi pour une nouvelle audition dans le cadre de l’enquête pénale ouverte contre le couple pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence », Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du Nouvel An dans la station suisse de Crans-Montana, a de nouveau exprimé sa pensée aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.

L’audition de vendredi concerne principalement l’actuel responsable sécurité et incendie de Crans-Montana, qui doit s’expliquer sur l’absence de contrôles incendie dans l’établissement depuis 2019, admise par la commune quelques jours après le drame, alors que ces contrôles doivent être effectués chaque année.

Également convoqué ce jour, Jacques Moretti a déclaré que le couple était « anéanti » et qu’il attendait « beaucoup » de cette audition.

Lundi, un ancien responsable sécurité et incendie de la commune sera auditionné par le ministère public valaisan, avant que Jacques et Jessica Moretti ne soient entendus de nouveau, respectivement les 11 et 12 février.

Depuis le 28 janvier, l’enquête pénale visant le couple de propriétaires français cible également ces deux responsables et cet ancien responsable sécurité et incendie de la commune.

Jacques Moretti avait été placé en détention provisoire le 9 janvier, avant d’être libéré le 23 après le paiement d’une caution, et, comme son épouse, placé sous mesures de contrainte.

L’incendie du bar Le Constellation, qui a principalement touché des adolescents et de jeunes adultes, a été provoqué selon l’enquête par des étincelles de bougies « fontaine » qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l’établissement.

L’enquête doit clarifier les circonstances exactes de l’incendie, le respect des normes par les propriétaires et les différentes responsabilités.