Drôme : une magistrate et sa mère enlevées et molestées 30 heures
Une magistrate de 35 ans et sa mère de 66 ans ont été enlevées dans la nuit de mercredi à jeudi à Saint-Martin-le-Vinoux et retrouvées blessées et ligotées dans un garage de Bourg-lès-Valence, environ 30 heures plus tard. Les enquêteurs privilégient la piste d’une séquestration liée aux cryptomonnaies, le conjoint de la magistrate exerçant dans ce domaine.
Les enlèvements liés aux cryptomonnaies sont en forte hausse. Ce vendredi, une magistrate de Grenoble et sa mère ont été retrouvées blessées et ligotées dans un garage à Bourg-lès-Valence (Drôme), une trentaine d’heures après leur enlèvement, selon des sources proches de l’enquête.
Les enquêteurs se penchent sur une éventuelle séquestration liée aux cryptomonnaies, la compagne de la magistrate travaillant dans ce secteur, a précisé une de ces sources, confirmant une information du *Dauphiné Libéré*.
### Les deux femmes violentées
La magistrate, âgée de 35 ans, hébergeait sa mère de 66 ans à son domicile de Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble, au moment de leur enlèvement dans la nuit de mercredi à jeudi. « A priori, ça n’a pas de lien avec sa qualité de magistrate, mais plus avec celle de son concubin dans les cryptomonnaies », a indiqué cette source.
Vendredi, peu après 8 heures, elles ont été retrouvées à environ une centaine de kilomètres du lieu de l’enlèvement, dans un garage à Bourg-lès-Valence. « Un voisin a ouvert le box parce qu’il les a entendues taper du pied et les a trouvées ligotées », a ajouté une autre source. Les deux femmes présentent des hématomes et ont été transportées à l’hôpital, selon les mêmes sources. A ce stade, aucune interpellation n’a été effectuée.
### Des précédents spectaculaires
Les enlèvements, parfois spectaculaires, motivés par des demandes de rançon ou le vol de cryptomonnaies, se multiplient en même temps que la popularité de ces actifs. En janvier, un homme de 74 ans avait été enlevé à Voiron, en Isère, pour une demande de rançon en cryptomonnaie destinée à son fils. Il avait été libéré et trois personnes, soupçonnées d’avoir participé à la séquestration, ont été mises en examen.

