Avarie sur un navire militaire belge : enquête et sabotage envisagés
L’incident s’est produit mardi vers 19h30, alors que le navire, récemment acquis par la Belgique, était amarré à la base navale de Zeebruges. « Les analyses sont actuellement toujours en cours », indique la Défense aujourd’hui, sans communiquer davantage sur l’ampleur des dégâts ni sur les conséquences pour les activités de la Marine.
L’incident a eu lieu mardi aux alentours de 19h30, alors que le navire récemment acquis par la Belgique était amarré à la base navale de Zeebruges. Un composant du système d’échappement, appelé installation SCR, a subi une surchauffe significative.
La Défense a décidé de lancer une enquête technique. « Les analyses sont actuellement toujours en cours », a-t-elle déclaré aujourd’hui, sans fournir d’informations supplémentaires sur l’ampleur des dommages ni les conséquences pour les activités de la Marine.
Simultanément, une enquête judiciaire a été engagée. « Un dossier a été ouvert au parquet fédéral », a confirmé ce dernier en réponse aux demandes de la RTBF. La possibilité d’un acte intentionnel est également examinée. « Toutes les pistes sont prises en considération », a précisé le parquet, qui ne souhaite pas communiquer davantage à ce stade.
Mercredi, le ministre de la Défense, Theo Francken, a qualifié l’incident de « frappant » lors d’une Commission de la Défense. Bien qu’il n’ait pas évoqué directement l’hypothèse d’un sabotage à Zeebruges, il a mis l’événement en relation avec le contexte international, rappelant que « des actes de sabotage ont été constatés en Allemagne ».
Mardi, deux hommes ont été interpellés en Allemagne et en Grèce, soupçonnés d’avoir participé à une tentative de sabotage visant un navire de la marine allemande en 2025, sur un chantier naval à Hambourg.

