Le Jour où… d’Alya Hamza : Histoires de rencontres inoubliables
Alya Hamza a choisi de puiser dans une matière sensible pour composer Le Jour où…, un livre publié aux éditions Simpact. Le livre est accompagné de photographies d’archives, et ces images dialoguent avec le texte pour prolonger la mémoire.

La nostalgie n’est pas une échappatoire figée : elle constitue une matière vivante, dynamique, presque vibrante, qui transforme les souvenirs en paysages intérieurs.
C’est dans cette matière sensible qu’Alya Hamza a choisi de s’inspirer pour écrire Le Jour où…, un ouvrage qui se lit comme un voyage à rebours, tout en gardant les yeux rivés sur l’essentiel.
Publié aux éditions Simpact, dans un écrin élégamment glamour — un livre qui s’ouvre comme on déplie un bonbon précieux —, cet ouvrage invite à explorer la mémoire d’une journaliste qui a longtemps narré les autres avant de décider de se raconter elle-même.
La Presse —Le Jour où… est une collection de chroniques, mais des chroniques vivantes. Des morceaux de vie où l’intime se croise avec le public, où l’Histoire rencontre les rythmes du quotidien.
Alya Hamza y propose une écriture simple et claire, d’une sincérité attachante, mais jamais naïve.
Chaque texte surprend, émeut, provoque un sourire ou un éclat de rire, tour à tour pétillant ou délicatement mélancolique. Ces « jours où » deviennent des repères affectifs, des éclats de mémoire qui illuminent une époque et une trajectoire.
Car Alya Hamza n’est pas seulement journaliste. Elle est aussi galeriste, auteure, passeuse de culture, chevalier des Arts et des Lettres. Une femme aux multiples vies, dont la plume sait saisir l’instant sans l’alourdir, et restituer l’émotion sans la figer.
Que dirait une journaliste, habituée à observer le monde, le jour où elle déciderait de devenir elle-même son propre sujet ? Elle raconterait sa rencontre avec Fayrouz, la poignée de main avec le pape, le jour où un ministre perdit son poste.
Elle évoquerait la beauté éphémère de ces instants qui, rassemblés, dessinent ce que l’on nomme pudiquement « la belle époque ».
Le livre est également enrichi d’une série de photographies d’archives : Alya Hamza aux côtés d’Abdelhalim Hafez, d’Omar Sharif, de Belmondo, de Depardieu, et d’autres figures devenues légendaires.
Cependant, ces images ne se contentent pas d’être de simples attestations : elles interagissent avec le texte, prolongent la mémoire et l’ancrent dans la réalité.
Les souvenirs d’une journaliste ne constituent jamais une nostalgie figée. Ce sont des matériaux prêts à être recomposés à chaque époque, pour offrir au lecteur une sonate sans cesse renouvelée. Le Jour où… est justement cela : une musique intime, généreuse, où le passé n’est pas un regret, mais une promesse de sens.

