France

Haut-Rhin : Un enseignant condamné à un an de prison pour avoir filmé des adolescentes à leur insu

Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné un ancien professeur d’éducation physique de 51 ans à un an de prison avec un suivi sociojudiciaire de huit ans et une interdiction de paraître dans des piscines ou tout autre établissement public accueillant des enfants. L’homme a été reconnu coupable de voyeurisme, de deux agressions sexuelles et d’avoir filmé et détenu des images pédopornographiques, mais a été relaxé pour les faits reprochés à l’institution Champagnat et pour l’une des agressions sexuelles.


Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné, jeudi, un ancien professeur d’éducation physique âgé de 51 ans à un an de prison, peine qui peut être purgée à domicile sous bracelet électronique, pour avoir filmé des adolescentes à leur insu. Il a également été soumis à un suivi sociojudiciaire de huit ans et à une interdiction de se rendre dans des piscines ou tout autre établissement public accueillant des enfants.

Cet individu avait été interpellé en mars 2023 dans une piscine publique à Guebwiller, au nord de Mulhouse, alors qu’il filmait des jeunes filles. Il était poursuivi pour voyeurisme et comparaissait également pour la détention et la réalisation de vidéos volées de collégiennes dans l’établissement privé Champagnat à Issenheim, où il travaillait, ainsi que pour des faits d’agressions sexuelles sur trois fillettes lors de cours de natation ou dans un club de gymnastique de Mulhouse où il intervenait comme bénévole.

À l’audience, son avocate, Me Mélissa Lahouaoui, a demandé la relaxe concernant les images tournées en 2016 dans l’institution Champagnat, en arguant qu’elles étaient antérieures au délai de prévention retenu par l’instruction, établi entre 2018 et 2023. Le parquet avait requis deux ans de prison avec mandat de dépôt à délai différé et huit ans de suivi sociojudiciaire contre l’enseignant, qui était en arrêt maladie depuis sa première garde à vue et avait paru diminué lors de l’audience.

Le tribunal a finalement reconnu l’homme coupable de voyeurisme, de deux agressions sexuelles, ainsi que de la réalisation et de la détention d’images pédopornographiques. En revanche, il a été relaxé concernant les faits reprochés à l’institution Champagnat et pour l’une des agressions sexuelles, jugée insuffisamment caractérisée.