Jeremy O. Harris raconte ses 22 jours en prison au Japon.
Jeremy O. Harris est la deuxième célébrité, en moins de deux mois, à annoncer un livre sur la vingtaine de jours qu’il a passés derrière les barreaux, après avoir été placé en détention provisoire mi-novembre au Japon en raison de la découverte de MDMA dans ses bagages. Il a été relâché le 8 décembre, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, et a annoncé qu’il écrivait un livre sur son expérience intitulé « Customs (Douanes) ».
Serions-nous témoins d’une nouvelle tendance littéraire ? Jeremy O. Harris est en effet la deuxième célébrité, en moins de deux mois, à annoncer un ouvrage sur les vingt jours qu’il a passés en détention.
L’acteur de la série *Emily in Paris*, également dramaturge reconnu, a été placé en détention provisoire à la mi-novembre au Japon. Les douaniers de l’aéroport d’Okinawa avaient découvert de la MDMA dans ses bagages. Il a toujours nié être le propriétaire de la drogue. Ses tests sanguins se sont révélés négatifs et il a été libéré le 8 décembre.
Contrairement à Nicolas Sarkozy, condamné pour association de malfaiteurs (et ayant fait appel), Jeremy O. Harris a été relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Néanmoins, tout comme l’ancien président de la République, il a choisi de raconter ses moins de trois semaines en cellule dans un livre.
### « Les Blancs riches payeraient pour vivre ça »
Tous deux ont eu une expérience similaire en ce qui concerne l’isolement et une perception du temps qui s’étire. Cependant, leurs conclusions diffèrent. L’un se montre un peu plus ironique que l’autre.
« Je crois que les Blancs riches payeraient pour vivre ça, parce que j’ai perdu 5 kg, lu 23 livres, suis resté loin de mon téléphone et me suis désintoxiqué de mon addiction à Internet. C’était assez incroyable », a déclaré l’afro-américain de 36 ans à l’actrice Whoopi Goldberg lors d’un entretien croisé pour le magazine *Interview*.
Il a comparé son incarcération aux confinements des débuts de la pandémie de Covid-19 et a évoqué ce qu’il « aurait dû faire » durant cette période de restrictions : s’adonner à une activité sportive « tous les jours ». Le résultat l’a surpris.
« J’ai 36 ans. Je ne peux plus manger ce que je veux, boire tous les soirs et rester mince. Et tout d’un coup, j’ai découvert que je pouvais encore avoir des tablettes de chocolat en m’étirant tous les matins. C’est cool », a-t-il ajouté.
Cependant, là où Nicolas Sarkozy pouvait compter sur le soutien d’une équipe de défense et de puissants alliés, Jeremy O. Harris a expliqué qu’il avait été maintenu en détention sans pouvoir consulter un avocat.
### « Ils vous mettent juste en cellule pendant qu’ils enquêtent sur vous sans avocat »
Il précise qu’en plus de ses examens toxicologiques négatifs, le fait que sa « version ne varie pas » durant sa détention provisoire a conduit à sa libération, mais non sans « publier dans la presse un communiqué » pour le « punir », selon ses dires.
« Ils ont trouvé quelque chose dans mon sac et vous n’avez pas le droit de parler à un avocat jusqu’à 23 jours. Ils vous mettent juste en cellule pendant qu’ils enquêtent sur vous sans avocat. Je devais leur parler par l’intermédiaire d’un traducteur. C’est dingue. J’écris un livre sur cette expérience qui s’intitule *Customs* (Douanes) », a-t-il annoncé.
Un livre qui s’ajoutera sans aucun doute à notre pile à lire, aux côtés du *Journal d’un prisonnier* de Nicolas Sarkozy, ou de *Un Roman français* de Frédéric Beigbeder, qui en 2009, avait partagé ses réflexions sur la vie durant sa garde à vue de 48 heures après avoir été surpris en train de sniffer de la cocaïne sur le capot d’une voiture dans le quartier des Champs-Élysées.

