Boxe : Imane Khelif répond à la polémique Trump et vérité
Imane Khelif a été directement accusée par Donald Trump de ne pas être une femme pendant les Jeux olympiques de Paris 2024. Âgée de 25 ans à l’été 2024, elle a consulté des psychologues pendant plus d’un an, tout comme sa mère et sa petite sœur.
Juste une mise au point. Directement accusée par Donald Trump de ne pas être une femme pendant les Jeux olympiques de Paris 2024, la boxeuse Imane Khelif a fait preuve de résilience. Aujourd’hui, l’Algérienne se confie longuement à *L’Equipe* sur les attaques qu’elle a subies.
« J’aime beaucoup la boxe, mais tout ce qu’il y a autour, c’est de la politique. Cela me dépasse, » confie la championne olympique. « J’étais une inconnue, tout se passait bien, normalement. Quand les histoires ont commencé, moi, je n’étais pas au courant, mais j’ai senti que les athlètes que je croisais commençaient à me regarder. »
« Je respecte tout le monde, et je respecte Trump, car il est le président des États-Unis. Mais il ne peut pas détourner la vérité. Je ne suis pas une trans, je suis une fille, » insiste-t-elle.
### « Ma différence, elle est naturelle »
Âgée de 25 ans à l’été 2024, Imane Khelif a vu sa vie totalement changée. « J’avais mes rêves, mes objectifs, ma vie personnelle. Ce qui m’est tombé dessus était trop grand pour moi. Ce qui m’a le plus blessée, c’est que j’ai une famille : ma mère, mon père, mes petites sœurs, mes petits frères… Cette polémique a eu un énorme impact sur ma vie. » La boxeuse a consulté des psychologues pendant plus d’un an, tout comme sa mère et sa petite sœur.
« Nous avons tous une génétique différente, tous des taux d’hormones différents, » se défend-elle. « Je ne suis pas une transsexuelle. Ma différence, elle est naturelle. Je suis comme ça. Je n’ai rien fait pour changer la manière dont la nature m’a faite. »
Elle admet avoir envisagé d’arrêter la boxe, mais elle reste aujourd’hui déterminée à défendre son titre en 2028. « S’il faut passer un test (de genre), je m’y soumettrai. Je n’ai aucun problème avec ça, » assure-t-elle. À Los Angeles, elle pourrait « devenir celle qui, pour la première fois dans le sport algérien, parviendra à conserver son titre olympique ». Sous le nez de Donald Trump, tant qu’à faire.

