Belgique

Le parquet général abandonne l’instruction contre Joëlle Milquet.

Le parquet général de Bruxelles a renoncé définitivement à la poursuite de l’instruction, initiée en 2014, à l’égard de Joëlle Milquet et de ses collaborateurs. Selon l’avocat, la transaction pénale a été signée en 2025 et « n’implique pas de reconnaissance de culpabilité sur le plan pénal ».


Le parquet général de Bruxelles a décidé de ne plus poursuivre l’instruction ouverte en 2014 contre Joëlle Milquet et ses collaborateurs, comme l’a annoncé mercredi Me Adrien Masset, l’avocat de l’ancienne présidente du cdH (devenu Les Engagés). Cette dernière faisait l’objet d’une inculpation pour prise illégale d’intérêts durant son mandat en tant que ministre fédérale de l’Intérieur et vice Première ministre.

D’après l’avocat, un accord pénal a été signé en 2025 et « n’implique pas de reconnaissance de culpabilité sur le plan pénal ». Le parquet général de Bruxelles a confirmé qu’une négociation avait eu lieu avec Joëlle Milquet, précisant que l’accord, dont le montant n’a pas été divulgué, doit encore être homologué par la chambre des mises en accusation.

L’instruction, ouverte depuis juin 2014, avait été lancée suite à des soupçons selon lesquels Joëlle Milquet aurait recruté des collaborateurs pour des tâches en lien avec sa campagne électorale avant les élections de mai 2014, alors qu’elle était ministre de l’Intérieur. Elle a toujours nié ces accusations. Ces allégations et son inculpation en 2015 l’ont conduit à démissionner de son poste de ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles en avril 2016. Au printemps 2024, la justice avait sollicité la levée de son immunité, mais la procédure n’a pas été réactivée après les dernières élections.

Aujourd’hui retirée de la vie politique, Joëlle Milquet, qui est toujours membre des Engagés, occupe le poste de présidente du conseil d’administration de la RTBF.