Timothée Chalamet commente le prix des places au Grand Rex pour l’avant-première de « Marty Supreme »
Timothée Chalamet a présenté son nouveau film, Marty Supreme, au Grand Rex, où il a déclaré en français : « J’aurais bien aimé que ça soit gratuit ». Les places de l’avant-première, mises en vente le 17 janvier, étaient à 50 euros à l’orchestre, 25 euros en mezzanine et 18 euros au balcon.
Si Timothée Chalamet réside à Los Angeles, il est très informé sur l’actualité française, notamment les controverses entourant le prix des billets au Grand Rex. C’est dans cette salle parisienne que l’acteur franco-américain a présenté son nouveau film, *Marty Supreme*, et il n’a pas hésité à aborder le sujet. Plutôt que de prendre la défense du Grand Rex, il a choisi de se ranger du côté des spectateurs.
« J’aurais bien aimé que ça soit gratuit », a-t-il déclaré, souriant largement sur la scène d’un cinéma bondé, ce mardi soir. « Je sais qu’on vous a bien fait payer. Ça n’a rien à voir avec moi. Je ne touche pas ces sous. Merci d’être là, franchement, cela me fait beaucoup de bien. »
En effet, le 17 janvier, lors de la mise en vente des billets pour l’avant-première de *Marty Supreme*, les prix ont surpris plus d’un : 50 euros pour l’orchestre, 25 euros en mezzanine et 18 euros au balcon. En France, les tarifs des avant-premières sont habituellement équivalents à ceux des séances normales.
Malgré cela, le Grand Rex a annoncé que les près de 1700 places avaient été vendues en seulement une heure. Ceux qui ont utilisé leur carte bancaire n’ont pas regretté leur achat, selon *Le Parisien*, qui a interrogé des spectateurs. Outre les éloges de l’acteur sur son personnage de pongiste américain Marty Reisman, ils ont également pu obtenir des autographes et des selfies du compagnon de Kylie Jenner. De plus, selon le directeur du Grand Rex, le public aurait dû se considérer chanceux : l’acteur franco-américain n’a pas fait payer ses selfies, à la différence d’autres célébrités.
Le responsable de ce lieu emblématique a aussi indiqué au *Figaro* que son cinéma subissait plus de pertes que de gains lors de ce type d’événements « prestige ». « Une avant-première avec des stars américaines, c’est une perte totale pour nous comme pour le distributeur », a-t-il précisé, ajoutant que les frais de séjour et de voyage des stars, les coûts de sécurité, ainsi que le manque à gagner pour la salle fermée toute la journée le jour de l’événement se chiffrent en millions d’euros. Le Grand Rex ne perçoit, a-t-il souligné, que la moitié des recettes de la billetterie de l’avant-première, l’autre moitié étant destinée au distributeur.

