Global Soft Power Index 2026 : la Tunisie progresse sans négliger ses grands projets
La Tunisie a atteint la 75e position mondiale dans le Global Soft Power Index 2026 avec un score de 36,7 points, enregistrant une progression par rapport à la 79e place antérieure. Au niveau régional, le Maroc se classe à la 50e position, l’Algérie à la 74e place, tandis que la Libye se situe entre la 127e et la 133e position, et la Mauritanie ferme le classement à la 150e place.
La Tunisie réalise des avancées sur la scène internationale en termes d’influence et d’attractivité, grimpant de quatre places pour se positionner à la 75e place mondiale dans le Global Soft Power Index 2026 avec un score de 36,7 points, contre la 79e position précédemment. Ce classement souligne les atouts structurels du pays ainsi que ses perspectives dans les secteurs de l’investissement, de l’énergie et de l’innovation.
Cette montée en gamme repose en grande partie sur une initiative institutionnelle unique au niveau mondial. La Tunisie est le seul État à avoir intégré le Partenariat Public Privé dans sa Constitution, affirmant ainsi la collaboration entre l’État et le secteur privé comme levier stratégique pour le développement économique et l’attractivité auprès des investisseurs.
Le rapport met également en avant l’impact de projets structurants qui accroissent la visibilité internationale de la Tunisie. L’interconnexion électrique maritime Elmed, entre la Tunisie et l’Italie, est un projet historique qui relie l’Afrique à l’Union européenne pour un coût estimé à 1 100 milliards de dinars tunisiens. Ce projet s’inscrit dans l’objectif national d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, avec des avancées concrètes telles que la station solaire de Mtabasta à Kairouan.
En parallèle, la Tunisie ambitionne de renforcer sa position en tant que hub régional pour les technologies émergentes. L’intelligence artificielle se présente comme un levier essentiel pour améliorer la compétitivité et la visibilité des entreprises, y compris celles des secteurs traditionnels. La transition vers la mobilité électrique s’intensifie également avec le lancement du modèle BYD Dolphin, soutenu par des incitations fiscales pour encourager l’adoption de solutions de transport durable.
D’un point de vue diplomatique, le soft power tunisien repose sur des partenariats stratégiques solides. La coopération avec l’Inde illustre cette dynamique à travers les programmes ITEC visant à renforcer les compétences et les investissements conjoints dans le secteur minier, notamment dans la production d’acide phosphorique.
Malgré ces progrès, plusieurs défis persistent pour améliorer le rayonnement international du pays. La simplification des codes fiscaux est jugée comme une priorité pour soutenir les petites et moyennes entreprises. Le développement du financement participatif et la transformation de la Poste en institution bancaire pourraient également faciliter l’accès au financement pour les startups et les jeunes entrepreneurs. Par ailleurs, la valorisation d’une confiance domestique forte, mais encore insuffisamment exploitée à l’international, représente un levier potentiel pour renforcer la réputation du pays.
Au niveau régional, le Maroc occupe la 50e place mondiale et maintient sa position dominante au Maghreb. La Tunisie se classe à la 75e position en progrès, tandis que l’Algérie se situe à la 74e place en léger recul. La Libye se positionne entre la 127e et la 133e place, tandis que la Mauritanie clôt le classement à la 150e place.

