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Guerre en Ukraine : La Russie ne cesse de bombarder avant les négociations

La Russie a lancé pendant la nuit sa « plus puissante » attaque de drones et missiles sur l’Ukraine depuis le début de l’année, tirant 71 missiles et 450 drones d’attaque. Emmanuel Macron a affirmé mardi que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était « en train de se préparer », tout en déclarant que Moscou ne montre pas de « vraie volonté » de négocier la paix en Ukraine.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mardi 3 février, au 1.440e jour du conflit.

Le fait du jour

La Russie a mené durant la nuit sa « plus puissante » offensive de drones et de missiles contre l’Ukraine depuis le début de l’année, privant des centaines de milliers de personnes de chauffage alors que les températures sont glaciales, à la veille de négociations visant à mettre fin à quatre ans de guerre.

D’après l’armée de l’air ukrainienne, l’armée russe a tiré 71 missiles et 450 drones d’attaque, affectant huit régions différentes. Ces attaques ont eu lieu quelques heures avant la visite à Kiev du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, qui a estimé que ces frappes « ne témoignent pas d’un réel sérieux envers la paix » de la part de Moscou.

Cette nouvelle offensive contre le secteur de l’énergie ukrainien survient après une semaine de calme demandée par Donald Trump. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié cela de « attaque délibérée contre les infrastructures énergétiques, impliquant un nombre record de missiles balistiques ». Il a également accusé Moscou d’avoir profité de la trêve pour « accumuler des missiles » et « attendre les jours les plus froids de l’année » pour frapper.

La déclaration du jour

« Tant que les Russes continuent de tuer les Ukrainiens et de politiser le sport, leur drapeau et symboles nationaux n’ont pas de place parmi les gens qui respectent les valeurs comme la justice, l’honnêteté et le fair-play »

Ces propos émanent du ministre ukrainien des Sports, Matvii Bydnyi. Ce dernier s’est opposé aux déclarations de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (Fifa), disant que la Russie et ses clubs devraient être réintégrés dans les compétitions sportives internationales. Le ministre a qualifié ces déclarations d’« irresponsables », voire « infantiles ». « 679 filles et garçons ukrainiens ne pourront jamais jouer au foot, la Russie les a tués », a renchéri le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Sybiga.

Les déclarations de Gianni Infantino ont été bien reçues en Russie, le Kremlin saluant ses propos, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov : « Cela fait vraiment longtemps qu’on aurait dû y penser. »

Le chiffre du jour

62 mètres. C’est la hauteur du « Mère Patrie », un monument soviétique symbolisant la victoire sur les nazis, endommagé lors de l’attaque russe sur Kiev dans la nuit de lundi à mardi. « Symbolique et cynique à la fois : l’Etat agresseur frappe un lieu de mémoire consacré à la lutte contre l’agression du XXe siècle, répétant les crimes au XXIe », a déclaré la ministre de la Culture, Tetiana Berejna.

L’attaque a touché « le hall de la gloire » du Musée national d’histoire de l’Ukraine durant la Deuxième Guerre mondiale, ont précisé les autorités. Ce hall se situe au pied du monument.

« C’est un lieu de mémoire solennel honorant les héros de la Deuxième Guerre mondiale, les vainqueurs du nazisme en Europe », a affirmé le directeur du musée, en montrant les piliers de marbre sur lesquels sont gravés en lettres d’or les noms de soldats soviétiques.

La tendance

Emmanuel Macron a déclaré mardi que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était « en train de se préparer », tout en soulignant que Moscou ne montre pas de « vraie volonté » de négocier la paix en Ukraine. Interrogé à ce sujet lors d’un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu : « Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique ».

Il a précisé que cela se mettait en place « en transparence et en concertation » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l’invasion russe depuis bientôt quatre ans. « Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion », a déclaré Emmanuel Macron.

Cependant, le chef de l’Etat n’a pas avancé de date, estimant que les récentes attaques russes « intolérables » ne montrent pas « une vraie volonté de négocier pour la paix ».

La grande majorité des dirigeants européens maintiennent leurs distances vis-à-vis du président russe en raison de la guerre en Ukraine. Néanmoins, depuis que Donald Trump s’est rapproché de Vladimir Poutine, la tentation de reprendre contact pour éviter de laisser le président américain seul à la manœuvre est grande.