Le Groupe socialiste–Opposition ittihadie réclame des mesures contre les spéculateurs.
La députée Khaddouj Slassi a interpellé le gouvernement sur l’approvisionnement des marchés et le contrôle des prix durant le mois de Ramadan. Elle a dénoncé la flambée injustifiée des tarifs et les pratiques spéculatives qui pénalisent les ménages aux revenus modestes.
À l’approche du mois sacré de Ramadan, la députée Khaddouj Slassi, membre du Groupe socialiste – Opposition ittihadie à la Chambre des représentants, a à nouveau confronté le gouvernement à ses responsabilités. Lors d’une question orale posée à la ministre de l’Économie et des Finances, l’élue ittihadie a interrogé l’exécutif sur l’approvisionnement des marchés et le contrôle des prix durant cette période.
Rappelant l’importance spirituelle et sociale de ce mois, qui devrait incarner la solidarité et le partage, Khaddouj Slassi a souligné que la réalité vécue par les citoyens est très différente. Chaque année, a-t-elle déploré, la forte demande pour des produits de première nécessité tels que les dattes, les fruits secs, les légumineuses ou le poisson devient propice à des pratiques spéculatives inacceptables.
Au lieu de connaître une baisse des prix en accord avec les valeurs de fraternité de cette période, les marchés, selon la députée ittihadie, subissent une hausse injustifiée des tarifs, accompagnée de pénuries artificielles et de rétentions de stock. Ces dérives touchent durement les ménages à revenus modestes, déjà pénalisés par le coût élevé de la vie et l’inaction persistante du gouvernement.
Face à ce constat, Khaddouj Slassi a exigé des réponses claires sur les mesures concrètes que l’exécutif entend mettre en place pour assurer un approvisionnement normal des marchés et éviter toute forme de rareté. Elle a également souligné la nécessité d’appliquer strictement la loi contre les spéculateurs, les intermédiaires malintentionnés et les manipulateurs de prix qui tirent avantage de cette période sacrée.
Cette interpellation met une fois de plus en lumière le fossé entre les discours rassurants du gouvernement et la réalité quotidienne des Marocains, confrontés à des marchés de plus en plus désordonnés.
M.O.

