Tunisie

Cérémonie d’ouverture des JAMC : ambiance festive et effervescence

Un couple de marionnettes géantes s’est introduit dans l’assistance pour danser avec les enfants, une manière aussi de rappeler qu’il s’agit bien d’un festival de marionnettes. La 7e édition (1-8 février 2026) ne ressemble pas aux précédentes, c’est celle du 50e anniversaire de la création du Centre des arts de la marionnette.


Un couple de marionnettes géantes a fait son apparition dans le public pour danser avec les enfants, rappelant ainsi qu’il s’agit d’un véritable festival de marionnettes.

Ensuite, un groupe français composé de quatre musiciens et d’un chanteur a interprété, avec une énergie contagieuse, « Narvalo Forever », une musique de rock alternatif qui a dynamisé l’espace de la Cité.

La Presse — Après les intempéries, le retour au calme a incité le public à sortir pour rencontrer les marionnettes, dimanche dernier à la Cité de la culture. La 7e édition (1-8 février 2026) se distingue des précédentes, car elle célèbre le 50e anniversaire de la création du Centre des arts de la marionnette. Le comité d’organisation a mis les moyens nécessaires pour organiser une édition marquante, regroupant plusieurs spectacles de marionnettes provenant de différents pays ayant une tradition marionnettiste.

La pièce « El kabout », créée par le Centre des arts de la marionnette, a ouvert le festival au théâtre de l’Opéra. Cette adaptation fidèle du « Manteau » de Gogol, destinée à un public adulte, est une satire sur l’administration et la rigidité de ses règles.

La cérémonie d’ouverture a débuté avec une allocution d’Imed Medouini, directeur de la 7e édition, qui a déclaré : « Cette édition anniversaire constitue un événement exceptionnel de par l’envergure de la marionnette devenue au fil du temps une institution à part entière. Au-delà des représentations des spectacles, la marionnette est un langage capable de créativité et d’innovation. Elle est le miroir de nos aspirations, de nos décisions et de nos inquiétudes. » Noamane Hamrouni, responsable au ministère des Affaires culturelles, a ensuite souligné que « ce festival constitue un pont culturel entre tous les arts vivants passés et présents » en déclarant ouverte cette 7e édition.

Ces discours ont été suivis d’une performance d’une marionnette à fil représentant un violoniste, animée par le célèbre marionnettiste Ayed Ben Maakel. Cette performance a été complétée par une séquence de théâtre d’ombre, de danse, d’un célèbre conte « Tej el Moulk » et d’un numéro de marionnette à gaine. Une projection vidéo retraçant l’histoire de la marionnette en Tunisie a également été présentée.

L’art vivant par excellence, la marionnette attire un large public, tant les enfants que les adultes. La grande salle du Théâtre de l’Opéra, où la cérémonie officielle a eu lieu, témoigne de cet engouement. La cérémonie s’est poursuivie par des hommages rendus à des figures emblématiques telles qu’Abdelaziz Mimouni, comptable et trésorier du Centre des arts de la marionnette, Monia Abid Messadi, ancienne directrice du Centre, Habiba Jendoubi, l’une des marionnettistes pionnières encore active, et Kacem Ismail Chermiti, homme de théâtre ayant contribué à la création du Centre.

Dans l’après-midi, le public a assisté à un spectacle musical animé par Nidhal Yahyaoui et ses musiciens, qui ont mis en avant des chansons du patrimoine musical local, telle la musique « Chaoui » de Siliana. Les chants des « Hattaya », les travailleurs saisonniers, ont également résonné. Les nombreux spectateurs, enfants et parents, ont dansé sur les rythmes du « Tbal » et de la « Gasba ».

Les anciennes berceuses des mères ont ainsi résonné grâce à la voix puissante de Nidhal Yahyaoui, qui continue de préserver et de réinventer un riche patrimoine sonore. Un couple de marionnettes géantes est venu danser avec les enfants, renforçant le caractère marionnettiste de ce festival.

Plus tard, un groupe français de quatre musiciens et un chanteur a offert une performance énergique avec « Narvalo Forever », une musique de rock alternatif qui a passionné le public. Le groupe a su créer une ambiance festive entraînant l’assistance dans la danse avec leur musique rythmique.

Avec guitare électrique, percussion et harmonica, Narvalo, le fou du village, a été célébré à travers des chansons gitanes vibrantes. Puis, la marionnette « La Dame blanche » a déambulé dans les allées de la Cité, captivant un public attentif et enthousiaste qui immortalisa ce moment par des photos et des selfies. « La Dame blanche », impressionnante par sa taille, est manipulée par quatre marionnettistes vêtus de costumes blancs, offrant une performance mêlant poésie et mystère. Cette prestation a été réalisée par la compagnie « Deraidenz », qui a su créer un univers à la fois poétique et esthétique.

Ce moment théâtral restera sans aucun doute gravé dans la mémoire de ces nombreux jeunes qui étaient présents avec leurs parents, vivant des instants uniques. Aux côtés de « La Dame blanche », des marionnettes géantes tunisiennes et des majorettes ont rejoint la foule, créant une ambiance festive en cette journée dédiée à la marionnette.