La violence dans le milieu scolaire : des chiffres glaçants.
Lors du séminaire national intitulé : « Nous sommes tous responsables », la directrice générale de l’enseignement préparatoire et secondaire, Rim Maâroufi, a déclaré que 28,4 % des 3 098 élèves tunisiens étudiés ont déclaré avoir été victimes d’actes de violence. Elle a également mentionné que 19,6% des élèves subissent des incidents de violence en étant sur le trajet vers l’école.
Lors d’un séminaire national intitulé « Nous sommes tous responsables », dédié à l’élaboration d’un plan national visant à améliorer les conditions des établissements éducatifs et à réduire les actes de violence à l’intérieur et autour des écoles, la directrice générale de l’enseignement préparatoire et secondaire, Rim Maâroufi, a déclaré aux médias que ce séminaire s’inscrit dans une approche participative fondée sur des études scientifiques, notamment une étude réalisée par l’UNICEF. Elle a souligné que les statistiques révélées par cette étude sont alarmantes et ne permettent plus de se contenter d’observer ce phénomène sans agir.
Il convient de noter que l’étude mentionnée, dont les résultats ont été présentés lors du séminaire, a été menée auprès d’un échantillon de 3 098 élèves tunisiens. Elle révèle que 28,4 % d’entre eux affirment avoir été victimes d’actes de violence. Les résultats indiquent également une nette disparité entre les sexes, avec 40,2 % des garçons exposés à des violences contre 19,4 % des filles.
Dans une déclaration accordée à Jawhara fm, Mme Maâroufi a suggéré que la violence ne se limite pas à l’espace scolaire, soulignant que 19,6 % des élèves subissent des incidents de violence en se rendant à l’école.
Dans ce cadre, elle a souligné le lien étroit entre l’exposition à la violence et l’augmentation des taux de dépression chez les élèves. « Les élèves victimes de violence sont les plus susceptibles de connaître des troubles psychologiques, avec des taux de dépression qui dépassent parfois ceux observés chez les élèves déscolarisés. » Elle a précisé que ce phénomène est plus accentué chez les filles, en raison de l’impact émotionnel ressenti plus intensément par la gent féminine face à de telles situations.
L’UNICEF insiste sur la nécessité de traiter la question de la violence de manière holistique, en impliquant les familles, les écoles et l’environnement social. Une approche qui nécessite de définir clairement le concept de violence et de sensibiliser sur ses effets néfastes, tant sur l’individu que sur la société et les valeurs sociales.
Dans cette optique, Mme Maâroufi a appelé les parents à assumer pleinement leur rôle en matière de suivi, de contrôle et de sensibilisation. Elle a noté que les enfants exposés à la violence sont plus susceptibles de développer des addictions ou d’adopter des comportements déviants. Elle a conclu en affirmant que garantir un environnement scolaire sûr et attractif est fondamental pour assurer le droit des élèves à une éducation et un apprentissage sains.

