France

Un patron à l’Élysée ? Enthousiasme et inquiétude chez les internautes.

Dans un sondage OpinionWay publié dans La Tribune Dimanche, 58 % des Français estiment qu’un entrepreneur ferait un bon président de la République. Parmi les noms cités comme présidentiables, Michel-Édouard Leclerc a déclaré « Je n’exclus rien » concernant une éventuelle candidature.


Un patron à la présidence de la République ? Alors que la méfiance à l’égard des hommes politiques est à son comble en France, cette idée prend de l’ampleur. Un sondage OpinionWay publié dans La Tribune Dimanche révèle que plus d’un Français sur deux (58 %) pense qu’un entrepreneur ferait un bon président de la République. Cependant, parmi les internautes de 20 Minutes que nous avons interrogés, l’idée d’un dirigeant du secteur privé à la tête du pays ne fait pas consensus. Claudine exprime un rejet clair : « Sûrement pas !! L’État n’est pas une entreprise et l’intérêt général doit primer, pas les intérêts des uns et des autres. »

Thibault souligne également que « donner les pouvoirs aux patrons et aux entrepreneurs est le meilleur moyen de mettre à mal le droit social et environnemental. Les politiques doivent nous protéger des appétits capitalistes des patrons qui ne pensent qu’à leurs profits ». Michel reconnait que « leurs compétences en gestion et en prise de décision » peuvent être bénéfiques sur le plan économique, mais précise que « le rôle politique n’a rien à voir avec la gestion d’une entreprise. Diriger un pays implique la recherche du compromis, le respect du contre-pouvoir, la prise en compte de l’intérêt général et pas seulement l’objectif économique. » Claudine renchérit avec une référence à Donald Trump : « On voit ce que ça donne avec Trump ! »

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, l’idée d’un président issu du monde de l’entreprise séduit tout de même certains lecteurs. Jean-Pierre déclare : « Un bon patron ferait un excellent président pour la simple raison qu’un chef d’entreprise ayant réussi aurait plus de capacités qu’un politique qui n’a jamais créé de richesses. » Jacky, pour sa part, adopte un ton plus cynique : « Les patrons ont déjà la mainmise sur Strasbourg, sur Bruxelles et sur une bonne partie de nos députés et ministres. Alors de là à en avoir un au sommet… »

Parmi les patrons jugés « crédibles » pour la présidence, plusieurs noms reviennent fréquemment. Michel-Édouard Leclerc, qui n’exclut pas une candidature, s’est ainsi exprimé ce mardi matin sur France Inter : « Je n’exclus rien », ajoutant avec humour : « Je ne suis pas plus con qu’un autre… » Patrick met en avant les qualités de Leclerc : « Nous comprenons ce qu’il dit, sans jamais aucune agressivité, et il fait sympa. »

Bernard Arnault, à la tête de l’empire LVMH, compte également des partisans. Jean-Yves note : « Il a prouvé ses compétences. La France deviendrait ainsi aussi compétitive que ses sociétés. C’est la meilleure chose qui pourrait nous arriver. » Bien qu’il se considère « pas un homme politique » et qu’il « ne fait pas de politique », Xavier Niel, le PDG de Free, est fréquemment mentionné parmi les candidats potentiels. Michel, qui semble très enthousiaste à son sujet, affirme : « Il est à la fois affairiste mais social, il est proche de la jeunesse, mise sur l’avenir plus que sur la nostalgie et le passé et il sait aussi préserver la culture et l’art de vivre. »

D’autres noms circulent également, comme celui de Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et propriétaire de médias, qui souhaite « peser le plus possible sur la présidentielle de 2027 » pour battre le Rassemblement national. Autre candidat, plus inattendu, Pascal Demurger, patron de la MAIF, décrit comme « un patron qui prône la justice sociale » et qui « ferait un bon compromis. »