Affaire « Complot contre la sûreté de l’Etat » : Ennahdha ne conteste pas les verdicts contre ses dirigeants
Le mouvement Ennahdha a dénoncé les verdicts rendus en appel et en première instance contre plusieurs de ses dirigeants dans l’affaire dite de « Complot contre la Sûreté de l’Etat », avec des peines allant de 3 à 35 ans de prison. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a rendu ses verdicts tard dans la nuit de lundi à mardi, avec des peines confirmées pour Rached Ghannouchi et Kamel Badawi à 20 ans de prison, ainsi que des peines pour Fethi Baldi et Samir Hannachi à 15 ans, et Abdelkarim Laabidi et Mehrez Zouari à 7 ans.
Le mouvement Ennahdha a vivement critiqué, ce mardi, les jugements rendus en appel et en première instance à l’encontre de plusieurs de ses dirigeants ainsi que d’autres personnalités dans l’affaire qualifiée de « Complot contre la Sûreté de l’Etat ». Les peines imposées varient de 3 à 35 ans de prison.
Dans un communiqué, le parti a souligné que son président, Rached Ghannouchi, actuellement poursuivi dans cette affaire, a choisi de ne pas assister aux audiences tant en première instance qu’en appel, tout comme dans d’autres affaires, arguant que le jugement à distance constitue « une atteinte aux droits de la défense ».
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a rendu ses décisions tard dans la nuit de lundi à mardi. D’après une source judiciaire rapportée par l’agence TAP, les peines se déclinent comme suit :
– Rached Ghannouchi et Kamel Badawi : 20 ans de prison (contre 14 ans en première instance).
– Fethi Baldi et Samir Hannachi : 15 ans de prison (contre 12 ans initialement).
– Abdelkarim Laabidi et Mehrez Zouari : 7 ans de prison (contre 12 ans initialement).
– Rayan Hamzaoui : 3 ans de prison (contre 12 ans initialement).
Le tribunal a confirmé l’abandon des charges (non-lieu) pour Ridha Ayari, qui était présent en état de liberté.
Tous les condamnés seront soumis à une mesure de surveillance administrative de 5 ans après l’exécution de leur peine, cette durée étant réduite à 2 ans pour Rayan Hamzaoui.

