JO d’hiver 2030 : un démissionnaire tacle Grospiron comme un PDG
Bertrand Méheut a annoncé lundi qu’il quittait la présidence du comité des rémunérations du COJOP. Lundi soir, le COJOP des Alpes françaises 2030 avait réagi en affirmant que « ce départ ne remet pas en cause la gouvernance de l’organisation ni les principes de transparence qui la guident. »
Du remous au sein du comité d’organisation des JO 2030. Bertrand Méheut a annoncé lundi qu’il se retirait de la présidence du comité des rémunérations du COJOP. Il a quitté ses fonctions en critiquant la gouvernance du président Edgar Grospiron, selon un courrier relayé mardi par plusieurs médias.
Dans un email adressé aux membres du comité des rémunérations, Bertrand Méheut déclare que les « organes de surveillance et de supervision du COJOP ne jouent pas leur rôle et restent insensibles aux messages d’alertes véhiculés par notre comité, qui est dans sa mission cependant », selon des extraits rapportés par L’Equipe.
Le COJOP a tenté de tempérer la situation. Bertrand Méheut a exprimé ses inquiétudes concernant « le succès du projet, que ce soit en matière de délais et de coûts ». Il a directement critiqué Edgar Grospiron, en affirmant que « le président, accompagné en principe d’un directeur général exécutif, se comporte comme s’il était président-directeur général, hors de tout contrôle, sans en avoir la compétence ».
En réponse, le COJOP des Alpes françaises 2030 a déclaré lundi soir que « ce départ ne remet pas en cause la gouvernance de l’organisation ni les principes de transparence qui la guident. Un processus de remplacement sera engagé dans les prochaines semaines afin de reconstituer le comité et reprendre ses travaux ». Deux autres membres du comité des rémunérations, dont les identités n’ont pas été précisées, ont également annoncé leur départ.

