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EN DIRECT Iran : 139 étrangers arrêtés lors des manifestations

L’agence de presse iranienne Fars a publié ce mardi une photo aérienne, sans légende, de la base militaire d’Al Dhafra, située à une quarantaine de kilomètres d’Abou Dhabi, où se trouve une base aérienne française. Le pouvoir judiciaire iranien a indiqué mardi poursuivre son enquête sur l’important homme d’affaires Mohammad Saedinia, arrêté le 13 janvier pour « incitation aux troubles ».

Une base française menacée par les Gardiens de la révolution ?

Ce mardi, l’agence de presse iranienne Fars, proche des Gardiens de la révolution, a diffusé une photo aérienne sans légende de la base militaire d’Al Dhafra, située aux Émirats arabes unis, à environ quarante kilomètres d’Abou Dhabi. Ce site abrite une base aérienne française. Ce communiqué intervient alors que Téhéran a décidé de considérer les armées européennes comme des entités terroristes, suite à la décision de l’Union européenne de classer les Gardiens de la révolution sur sa liste d’organisations terroristes.

« Nous sommes évidemment très vigilants », a déclaré Emmanuel Macron, interrogé au sujet de cette photo lors d’une visite dans la Haute-Saône. « Les armées françaises, partout où elles se trouvent, sont dans les situations les plus renforcées de sécurité », a-t-il ajouté.

L’incendie d’un bazar à l’ouest de Téhéran est maîtrisé

Un incendie intense a éclaté mardi matin dans un bazar à l’ouest de Téhéran et a été « maîtrisé », sans qu’aucune victime ne soit signalée dans l’immédiat, ont indiqué les services de secours, bien que la cause de l’incendie reste inconnue.

Le feu a pris dans un marché local du quartier de Jannat Abad, une zone regorgeant d’étals et de boutiques. Des images diffusées au cours de la matinée montraient d’épaisses colonnes de fumée noire s’élevant dans le ciel.

La télévision iranienne a rapporté que les pompiers avaient été immédiatement envoyés sur les lieux pour maîtriser les flammes.

Le pouvoir iranien enquête sur un important homme d’affaires, qu’il soupçonne d’avoir incité à la révolte

Le système judiciaire iranien a annoncé mardi qu’il poursuivait son enquête sur l’homme d’affaires influent Mohammad Saedinia, arrêté à la mi-janvier pour son soutien présumé aux manifestations contre le gouvernement.

Propriétaire d’une célèbre marque iranienne de confiserie et d’une chaîne de cafés dans les principales villes du pays, Saedinia a été interpellé le 13 janvier pour « incitation aux troubles ». Les autorités ont par la suite ordonné la confiscation de ses biens. « L’affaire est toujours à l’instruction », a déclaré le porte-parole du pouvoir judiciaire, Asghar Jahangir, lors d’une conférence de presse.

« Si ses actes sont prouvés au tribunal comme ayant causé des dommages, il risque non seulement des sanctions pénales, mais également une indemnisation des dommages qui sera prélevée sur ses biens », a-t-il ajouté.

Des efforts diplomatiques « intenses » selon le Qatar

« Les efforts [diplomatiques] se poursuivent de manière très intense », a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, lors d’une conférence de presse à Doha. « Nous collaborons étroitement avec tous nos voisins et les nations amis avec lesquelles nous travaillons actuellement », a-t-il précisé, citant la Turquie, l’Égypte, Oman et l’Arabie saoudite.

139 ressortissants étrangers arrêtés pendant les manifestations

D’après un média local, les autorités iraniennes ont arrêté 139 ressortissants étrangers dans le centre du pays au cours des manifestations qui ont émergé en décembre.

« Lors de l’examen des dossiers liés aux émeutiers, il a été établi que 139 personnes interpellées sont des étrangers », a rapporté l’agence de presse Tasnim, citant Ahmad Negahban, le chef de la police de la ville de Yazd (centre du pays). Selon ce dernier, ces personnes sont impliquées dans « l’organisation, l’incitation et la conduite des émeutes, en lien dans certains cas avec des réseaux extérieurs » à l’Iran.

Les nationalités de ces individus n’ont pas été divulguées.

Un incendie s’est déclaré dans un bazar de l’ouest de Téhéran

Mardi, un incendie de grande ampleur s’est déclaré dans un bazar à l’ouest de Téhéran, a rapporté un média d’État iranien, alors que la cause de cet incident demeure inconnue.

Le feu a éclaté sur un marché local du quartier de Jannat Abad, une zone animée d’étals et de boutiques, comme l’a déclaré Jalal Maleki, porte-parole des pompiers de Téhéran, cité par la télévision d’État. « L’incendie est si important qu’il est visible depuis plusieurs endroits de la ville », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie iranienne mandaté pour négocier avec Washington

Ce mardi, le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré sur X avoir chargé son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, de mener des négociations directes avec les États-Unis, « à condition qu’un environnement approprié [soit présent], sans menaces ni demandes déraisonnables, afin de mener des négociations équitables […] dans le cadre de nos intérêts nationaux ».

Des discussions vendredi en Turquie ?

Une source arabe impliquée dans ce dossier a indiqué que des discussions entre les États-Unis et l’Iran, selon elle facilitées par la médiation de l’Égypte, du Qatar, d’Oman et de la Turquie, devraient probablement se tenir dans ce dernier pays le 6 février.

La menace d’une intervention militaire américaine semble pour l’instant s’éloigner

Après plusieurs jours de tensions entre les deux pays, l’Iran a déclaré lundi être prêt à engager des discussions sur son programme nucléaire, tandis que Donald Trump a exprimé sa confiance quant à la possibilité d’un accord.

« Le président Massoud Pezeshkian a ordonné l’ouverture de pourparlers avec les États-Unis », a rapporté l’agence de presse Fars, citant une source gouvernementale, sans fournir plus de détails.

Bienvenue dans ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. Une nouvelle fois, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous fournir les dernières informations concernant la situation extrêmement tendue entre les États-Unis et l’Iran.

Depuis début janvier, la pression sur Téhéran s’intensifie, suite à la répression violente d’un large mouvement de contestation contre la République islamique, amorcé par des manifestations liées au coût de la vie. Après avoir évoqué la menace d’une intervention militaire et dépêché une dizaine de navires dans le Golfe, Donald Trump semble maintenant enclin à privilégier la diplomatie.