Intelligence artificielle : Le CNRS adopte l’IA made in France « Emmy »
Mistral a déployé un outil d’intelligence artificielle conversationnelle, baptisé « Emmy », pour assister les chercheurs du Centre français de la recherche scientifique (CNRS) depuis le 17 décembre. Les 35.000 agents de l’organisme ont l’interdiction d’utiliser « toute autre IA généraliste grand public », comme ChatGPT d’OpenAI ou Gemini de Google, dans le cadre de leur travail.
Egalité-Fraternité-IA, une initiative bien française. L’entreprise Mistral a lancé un outil d’intelligence artificielle conversationnelle pour aider les chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), ont déclaré les deux entités mardi. Nommé « Emmy » et opérationnel depuis le 17 décembre, cet agent conversationnel permet de traduire des textes, de réaliser des synthèses de documents et de fournir une assistance à la reformulation ainsi qu’à la recherche en ligne.
« Il est nécessaire que nous puissions proposer une solution sécurisée à tous nos agents », a souligné François Pouget, directeur général délégué aux ressources du CNRS, dans un communiqué.
Interdiction d’utiliser une IA étrangère
Le partenariat avec Mistral, une alternative européenne aux géants américains et chinois, garantit que les données sont hébergées dans des centres de données situés sur le sol européen, soumis au RGPD et au règlement européen sur l’IA, a-t-il ajouté.
L’outil est à la disposition des 35 000 agents de l’organisme, qui ont l’interdiction d’utiliser « toute autre IA généraliste grand public », comme ChatGPT d’OpenAI ou Gemini de Google, dans le cadre de leur travail. Ce type de déploiement à grande échelle est « inédit » dans le monde de la recherche en France, a précisé François Pouget.
Échapper à la dépendance envers les outils numériques américains est devenu un enjeu majeur pour le gouvernement français, qui a détaillé le 26 janvier son plan d’action à ce sujet. La ministre chargée de cette question, Anne Le Hénanff, a notamment annoncé le lancement d’un Observatoire de la souveraineté numérique, qui permettra de cartographier et d’identifier les dépendances des entreprises, des administrations et des collectivités à des services numériques non européens.

