Un an de gouvernement et de contestation sociale en revue de presse
Le gouvernement fédéral a reçu les bulletins de fin d’année, avec des notes allant de 7,5/10 pour De Wever à 5/10 pour Vandenbroucke. Le roi Philippe a demandé aux autorités de traiter en priorité la situation carcérale, qui compte 13.626 détenus pour 11.049 places disponibles.
Première année écoulée pour le gouvernement fédéral. « Qui a réussi son année ? » interroge La Dernière Heure en attribuant des notes. Parmi les appréciations, on trouve : De Wever, 7,5/10 ; Prévot, 7/10 ; Quintin, 5,5/10 ; Vandenbroucke, 5/10 ; Van Peteghem, 5,7/10.
Le premier de la classe ? Le chat Maximus. Son bulletin est vierge pour Rob Beenders, ministre (Vooruit) de la consommation. Le quotidien ajoute une touche d’humour en mentionnant un élève d’une classe voisine qui souhaite absolument figurer sur la photo.
Pour les médias, un an de gouvernance fédérale signifie également un an de contestation, de manifestations et de grèves. Quel changement en résulte ?
À première vue, De Standaard indique que les résultats sont décevants. Bien que le gouvernement ait assoupli certaines mesures, la plupart des assouplissements étaient déjà annoncés dès le départ.
De Standaard souligne qu’il s’agit d’un constat d’évolution. D’un changement de modèle : « Il y a 40 ans, explique De Standaard, lorsque le Premier ministre Martens mettait en place des mesures d’austérité, c’était en concertation avec des dirigeants syndicaux. Aujourd’hui, ni N’Va ni MR n’entretiennent de liens avec la société civile. Le Cd&V et Vooruit ont encore des relations syndicales, mais celles-ci sont affaiblies. »
À présent, la primauté de la politique réduit l’influence des syndicats. Les politiciens exigent le dernier mot et hésitent à prêter attention aux protestations, craignant de compromettre la stabilité de l’exécutif. De plus, pour la seule N’Va, jouer l’opposition face aux syndicats est bénéfique. C’est Vooruit qui perd des soutiens dans le nord, tandis que le PS se renforce dans le sud. Cela est propice à la formation de deux blocs, deux régions devenues plus divisées et opposées que jamais.
Alerte à la situation carcérale. Explosion imminente.
Le roi Philippe a lui-même exhorté les autorités à traiter ce sujet en priorité. La problématique concerne 13 626 détenus pour 11 049 places (9 000 selon les normes), ainsi que 3 200 condamnés en attente de purger leur peine, ce qui représente une menace pour la sécurité compte tenu du caractère potentiellement dangereux de certains d’entre eux.
Deux ministres – Verlinden, Justice, CD&V, et Van Boosuyt, Asile et Migration, N’Va – sont en mission en Estonie pour « analyser », selon Le Soir, « la possibilité d’y transférer quelques centaines ou milliers de détenus qui débordent de nos prisons. »
L’Estonie ? État membre, sur le papier, cela sonne mieux que l’Albanie ou le Kosovo. Quant au reste, « comment contrôler à distance le respect des droits humains », « comment garantir le droit de visite des familles, ou la rencontre physique entre un détenu et son avocat ? », juge Le Soir « Bagarre dans l’Arizona ».
La situation s’enlise-t-elle ? De Morgen explique, notamment, que la ministre accumule les casseroles et commet des erreurs déontologiques. Le public se soucie peu de la déontologie tant que le travail est fait ? Pas certain que cet argument soit exact. De toute façon, le travail n’est pas réalisé.

