585 détenus dorment par terre : la surpopulation carcérale augmente encore
Les prisons francophones comptent 34 détenus supplémentaires dormant à même le sol, tandis que les établissements néerlandophones et bruxellois enregistrent chacun une hausse limitée de 3 personnes supplémentaires. Actuellement, 289 détenus dorment à même le sol dans dix prisons en Flandre, et 193 détenus dans huit établissements en Wallonie.
Cette augmentation concerne surtout les prisons francophones, où 34 détenus dorment actuellement à même le sol. Les établissements néerlandophones et bruxellois enregistrent chacun une hausse plus modeste, avec 3 personnes supplémentaires.
Le nombre de détenus sans lit est considéré par le ministère de la Justice comme un indicateur clé de la surpopulation carcérale, témoignant des tensions structurelles au sein des établissements pénitentiaires.
Dans le nord du pays, 289 détenus dorment à même le sol, répartis dans dix établissements. La prison d’Anvers affiche le chiffre le plus élevé avec 64 personnes, suivie de Termonde, Hasselt et Gand. Les prisons de Bruges, Ypres, Turnhout, Audenarde, Louvain-Hulp et Malines sont également concernées.
En Wallonie, 193 détenus dans cette situation sont répartis sur huit établissements. Les chiffres les plus élevés sont notés à Marche, Mons, Nivelles et Leuze. Tournai, Namur, Jamioulx et Arlon complètent ce tableau inquiétant.
À Bruxelles, 103 détenus dorment à même le sol, principalement à Haren, confirmant ainsi que la surpopulation affecte l’ensemble du pays.
Ces chiffres relancent le débat sur la capacité du système pénitentiaire belge à gérer l’augmentation continue du nombre de détenus et sur l’urgence de solutions structurelles.

