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États-Unis : Deux avions évitent une collision sur le tarmac, « Oh merde, annulez ! »

Un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Southwest Airlines a dû interrompre son décollage à l’aéroport international de San Antonio, au Texas, à 13h40, après qu’un petit avion privé s’est engagé par erreur sur sa trajectoire, s’approchant à environ 600 mètres. La Federal Aviation Administration (FAA) et le National Transportation Safety Board (NTSB) ont ouvert une enquête fédérale sur cet incident.


Un accident a été évité de justesse mardi sur la piste de l’aéroport international de San Antonio, au Texas (États-Unis). Selon le site spécialisé AeroXplorer, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Southwest Airlines a dû interrompre son décollage après qu’un petit avion privé s’est engagé par erreur sur sa trajectoire.

Il était environ 13h40 lorsque le vol, en direction de l’aéroport Dallas Love Field (DAL), a commencé à rouler sur la piste à une vitesse de 166 km/h. Au même moment, un petit avion à hélice a pris un mauvais virage et s’est engagé sur la même piste, rapporte ABC 7. Cette situation a déclenché une réaction immédiate de la tour de contrôle, qui a adressé un message d’urgence au cockpit du Boeing : « Oh merde, euh, annulez l’autorisation de décollage, annulez l’autorisation de décollage, Southwest ! ».

Le freinage maximal de l’appareil, qui pèse environ 68 tonnes, a été rapidement activé. La catastrophe a été évitée de peu : les deux avions se sont approchés à environ 600 mètres l’un de l’autre, une distance que les experts en aviation qualifient de « marge infime » à ces vitesses, selon Jesus Saenz, directeur du système aéroportuaire de San Antonio. Malgré l’incident, le vol a finalement pu reprendre son chemin. « L’avion a interrompu sa course au décollage en toute sécurité… et a ensuite décollé pour Dallas sans autre interruption », a indiqué la compagnie dans un court communiqué.

Les autorités fédérales ont ouvert une enquête prioritaire. La Federal Aviation Administration (FAA) et le National Transportation Safety Board (NTSB) examinent actuellement les enregistreurs de vol ainsi que les données radar.

Plusieurs éléments pourraient déjà expliquer cet incident. Au moment des faits, l’une des pistes de l’aéroport était fermée pour des travaux de maintenance, ce qui a entraîné un trafic aérien plus dense sur les autres voies. De plus, la tour de contrôle de San Antonio ne dispose pas actuellement de radar au sol, obligeant les contrôleurs à s’appuyer principalement sur la confirmation visuelle et les rapports de position fournis par les pilotes.