Chandeleur : « Les commandes ne arrivent pas de partout » pour sa boîte à crêpes et galettes.
Isabelle Rouxel a créé la marque Sarrazen il y a deux ans pour préserver la fraîcheur et la saveur des crêpes et galettes. Depuis son lancement, près de 10.000 boîtes Sarrazen ont été vendues, dont plus de 3.000 sont encore en attente d’être livrées.
L’idée de la création d’un contenant pour crêpes et galettes n’aurait pu émerger que de Bretagne. Grande amatrice de ces spécialités, Isabelle Rouxel a toujours jugé compliqué le transport et la conservation de ses mets favoris. « J’en avais marre qu’elles se cassent après avoir été pliées ou qu’elles sèchent mais aussi d’utiliser autant d’emballages à usage unique pour les conserver », confie-t-elle. Ne trouvant pas de solution adéquate, cette Bretonne, résidant dans le Morbihan, a décidé de concevoir une boîte permettant de préserver la fraîcheur et la saveur de ses crêpes et galettes.
C’est ainsi qu’est née, il y a deux ans, la marque Sarrazen. « Après avoir travaillé 25 ans pour un groupe américain dans la maintenance industrielle, j’ai été licencié donc j’ai dû rebondir », souligne cette quinquagénaire. Avec l’aide d’un designer et d’un artiste, elle a élaboré une boîte ronde de 37,4 centimètres de diamètre, parfaitement adaptée aux dimensions de ces spécialités bretonnes, cuites sur le traditionnel billig. Le tout est fabriqué avec des matériaux entièrement biosourcés et recyclables. « C’est conçu à base de canne à sucre, de coquilles d’œufs, de cellulose de bois et de matières minérales », précise la créatrice.
Après plusieurs mois de recherche et développement, les premières boîtes ont été dévoilées début novembre au salon Made in France, qui s’est tenu Porte de Versailles à Paris. Le succès a été instantané. « J’ai vendu les 300 boîtes que j’avais emportées », raconte-t-elle. De nombreux visiteurs lui ont fait part de leur attente pour cet objet.
Suite à cet excellent démarrage, Isabelle Rouxel continue de profiter de cet élan positif. « Les commandes arrivent de partout », se réjouit-elle. Depuis le lancement, près de 10.000 boîtes Sarrazen ont été écoulées, dont plus de 3.000 restent à livrer. « Entre le délai de fabrication et d’expédition, nous avons un délai d’environ huit semaines », indique l’entrepreneuse, qui demande à ses clients « d’être patients ».
Dans quelques semaines, au printemps, une version plus petite de la Sarrazen sera également commercialisée. D’un diamètre de 30 centimètres, elle sera cette fois adaptée à la taille des galettes industrielles vendues en grande surface.

