Léa Salamé défend son statut de « femme libre » face aux députés.
En 1984, Cookie Dingler chantait : « Etre une femme libérée, tu sais ce n’est pas facile ». Lors d’une audition d’environ 2h30, Léa Salamé a affirmé : « Avant d’être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre ».
« Être une femme libérée, tu sais ce n’est pas facile », chantait Cookie Dingler en 1984. Quarante-deux ans plus tard, la présentatrice du journal télévisé de France 2, Léa Salamé, a défendu son statut de « femme libre » lundi, lors d’un échange avec Charles Alloncle, le rapporteur de la commission sur l’audiovisuel public. Ce dernier l’a interrogée sur ses « garanties » d’impartialité, alors qu’elle « partage (sa) vie avec Raphaël Glucksmann », cofondateur du parti de gauche Place publique et potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2027. Cette relation soulève des questions d’éthique.
« Que les Français se posent la question, c’est légitime », mais, « avant d’être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre », a déclaré la vedette de l’information de France Télévisions lors d’une audition d’environ 2h30.
**Sexisme ou déontologie ?**
« Jamais personne n’a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo », a poursuivi celle qui a animé le débat d’entre-deux-tours de la présidentielle de 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Elle a ensuite questionné Charles Alloncle : « Pensez-vous vraiment qu’en 2026, une femme pense […] vote […] prie comme son mari, qu’une femme fait ce que lui demande de faire son mari ? ».
Léa Salamé a rappelé le principe déjà énoncé par France Télévisions lors de sa nomination à la rentrée 2025 : « S’il est candidat, je sors de l’antenne ».
**Et un petit plaidoyer pour le service public**
Charles Alloncle, suivi de la députée RN Caroline Parmentier, lui ont demandé si la situation serait identique si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. « J’espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu’à ce que son compagnon soit candidat », a répondu l’ancienne figure de la matinale de France Inter.
Les questions ont suscité un débat, la députée LR Virginie Duby-Muller trouvant « désolant de constater en 2026 qu’une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l’ombre de son compagnon ». Elle a également plaidé en faveur de l’audiovisuel public : « C’est énorme ce que fait le service public : sur la culture, l’histoire, les grands documentaires, l’international ; et ça, non, les chaînes privées ne le font pas ou beaucoup moins ».

