Microsoft doit s’inspirer d’Ubisoft et Square Enix pour Windows 11.
Microsoft a lancé une nouvelle stratégie en interne baptisée « swarming » pour corriger les problèmes fondamentaux de Windows 11, notamment la stabilité et les performances. Pavan Davuluri a déclaré : « Nous devons améliorer Windows de manière significative pour les gens. »

Depuis la fin de l’année 2025, Windows fait face à de vives critiques. Une série de mises à jour problématiques a accru les doutes sur les priorités de Microsoft. Alors que le système d’exploitation devient, au fil du temps, de moins en moins fiable, les annonces concernant l’écosystème IA de Copilot se multiplient.
Le début de l’année 2026 n’a pas amélioré la situation, avec de nombreux bugs affectant le démarrage et l’extinction des ordinateurs, ainsi que le lancement de certaines applications.
En décembre dernier, Microsoft avait déjà affirmé vouloir placer les performances de Windows 11 au centre de ses priorités. Une nouvelle approche qui semble se concrétiser en interne, comme le rapporte The Verge en relayant les propos de Pavan Davuluri, président de Windows et des appareils.
Microsoft se recentre sur le cœur de Windows 11
Selon Tom Warren, journaliste chez The Verge, Microsoft a initié une nouvelle stratégie interne dénommée « swarming ». Cela consiste à rediriger massivement ses ingénieurs pour corriger les problèmes fondamentaux de Windows 11, tels que la stabilité et les performances, au lieu d’incorporer de nouvelles fonctionnalités.
Pavan Davuluri indique que les « retours […] ont été clairs » ces derniers mois : « Nous devons améliorer Windows de manière significative pour les gens. » Il confirme ainsi la stratégie « swarming » évoquée par The Verge :
« Cette année, vous nous verrez nous concentrer sur la résolution des points de douleur que nous entendons constamment : améliorer les performances du système, la fiabilité et l’expérience globale. »
Il est clair que Windows 11 est critiqué sur plusieurs fronts, tant pour les bugs parfois bloquants causés par ses mises à jour que pour ses performances. L’avance significative de Linux, à travers des outils comme Wine et Proton, n’est plus à prouver, tant et si bien que l’OS tourne mieux certains jeux que Windows 11, surtout sur console portable.
Microsoft ne peut plus s’appuyer uniquement sur son avance historique. Avec des alternatives telles que Linux et macOS qui gagnent en popularité, Windows n’est plus considéré comme un choix évident pour les acheteurs de nouveaux ordinateurs, qu’ils soient fixes ou portables. La stratégie visant à faire de Windows un « OS agentique » ne semble pas séduire le grand public, bien que le monde de l’entreprise soit la cible prioritaire de ce changement de paradigme.
Des exemples nombreux dans le jeu vidéo
Cette nouvelle stratégie rappelle les pratiques observées dans le secteur du jeu vidéo où de nombreux titres bénéficient d’un support prolongé par leurs studios.
En 2013, Final Fantasy XIV: A Realm Reborn a entrepris une refonte totale du MMO de Square Enix. Tout a été changé : le code, le moteur du jeu, l’interface ainsi que la stabilité des serveurs. Ces derniers ont été inactifs pendant plusieurs mois pour permettre une reconstruction solide.
Ubisoft a également mis en place en 2017 l’Operation Health, suspensant tout nouveau contenu prévu durant trois mois pour se concentrer sur la santé technique du jeu. Ces mises à jour ont contribué à prolonger la durée de vie du jeu, qui demeure extrêmement actif plus de 10 ans après sa sortie.

Cette priorité accordée à la correction des bogues, de la connectivité, du matchmaking et des performances se retrouve dans plusieurs autres jeux. On pense à Cyberpunk 2077 après son lancement calamiteux, tout comme à No Man’s Sky qui a su redresser la barre après une des plus grandes déceptions connues par les joueurs.
D’autres jeux multijoueurs ont également profité d’une telle réorientation des ressources, comme The Division, Helldivers 2 et actuellement Monster Hunter : Wilds. En résumé, les exemples abondent dans le monde du jeu vidéo, mais sont plus rares dans des systèmes aussi dominants que Windows. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’un énième effet d’annonce, mais d’une stratégie pérenne.

