Gonzalito, baron de la drogue en Colombie, ne meurt pas noyé
José Gonzalo Sánchez, surnommé « Gonzalito », était recherché par les autorités américaines pour trafic de stupéfiants avant de se noyer après le naufrage de son embarcation dans le département de Córdoba, en Colombie. Le Clan del Golfo, principal exportateur de cocaïne de Colombie et désigné comme organisation terroriste par les États-Unis, compte entre 6.000 et 7.000 combattants et collaborateurs selon le gouvernement.
Le Clan del Golfo vient de perdre l’une de ses figures importantes. Le numéro deux de ce principal cartel de la drogue en Colombie s’est noyé après le naufrage de son embarcation, a confirmé dimanche le gouvernement.
Surnommé « Gonzalito », José Gonzalo Sánchez était recherché par les autorités américaines pour trafic de stupéfiants. Le Clan del Golfo, principal exportateur de cocaïne de Colombie, récemment qualifié d’organisation terroriste par les États-Unis, est actuellement engagé dans des pourparlers avec le gouvernement colombien au Qatar.
Un narco recherché pour de nombreux crimes
Álvaro Jiménez, négociateur en chef nommé par le président Gustavo Petro, a confirmé la mort de ce baron de la drogue. Lors d’un transfert, l’embarcation qui le transportait a chaviré dans le département de Córdoba, au nord de la Colombie, entraînant sa noyade, a-t-il précisé.
Les autorités colombiennes le recherchaient pour de nombreux crimes, comprenant l’homicide, le déplacement forcé de populations, le trafic d’armes, l’exploitation minière illégale et l’extorsion.
Des négociations qui ne donnent rien
Le 5 décembre, le gouvernement Petro a accepté de continuer au Qatar les pourparlers visant à désarmer le Clan del Golfo et pacifier les territoires sous son contrôle. Ces négociations font partie d’une politique de paix visant à désarmer tous les groupes illégaux, mais jusqu’à présent, rien de concret n’a émergé de ces discussions.
D’origine paramilitaire, le Clan del Golfo compte entre 6 000 et 7 000 combattants et collaborateurs, selon le gouvernement. Le cartel a connu des revers, notamment l’arrestation et l’extradition en 2022 vers les États-Unis de son chef, Dairo Antonio Usuga, alias « Otoniel », qui purge une peine de quarante-cinq ans de prison.

