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Guerre en Ukraine : Attaque mortelle d’un bus, Musk « champion de la liberté »

Une attaque de drone russe sur un autobus transportant les employés d’une mine de Dnipropetrovsk a fait au moins 12 morts et sept blessés dimanche 1er février. Les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine reprendront mercredi à Abou Dhabi, et non ce dimanche comme prévu initialement.

Vous avez manqué les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’actualité chaque soir. Voici les points clés de ce dimanche 1er février, au 1.438e jour du conflit.

Le fait du jour

Ce dimanche, une attaque de drone russe sur un autobus transportant des employés d’une mine dans le Dnipropetrovsk, dans le centre-est de l’Ukraine, a causé la mort d’au moins 12 personnes et blessé sept autres, ont indiqué les services de secours et les autorités locales. « Un drone russe a frappé un bus en service dans le district de Pavlograd », ont rapporté les services d’urgence ukrainiens via Telegram, partageant une image montrant un autobus endommagé avec des corps floutés à proximité.

Le groupe énergétique DTEK a confirmé que des employés de l’une de ses mines avaient été ciblés par cette attaque après avoir terminé leur journée de travail. Selon eux, 15 travailleurs ont perdu la vie, et sept autres sont blessés, un bilan qui reste à confirmer par les autorités ukrainiennes.

La déclaration du jour

« Les premières mesures donnent déjà des résultats […]. Merci d’être avec nous. Vous êtes un vrai champion de la liberté et vrai ami du peuple ukrainien. »

Le ministre ukrainien de la Défense a exprimé sa gratitude envers Elon Musk et son entreprise SpaceX pour avoir pris des dispositions visant à empêcher la Russie d’utiliser les systèmes de communication par satellite Starlink pour piloter ses drones. Malheureusement, ces actions n’ont pas suffi à prévenir l’attaque mortelle contre les travailleurs de la mine.

Jeudi, Mykhaïlo Fedorov avait déclaré que Kiev avait contacté SpaceX après « l’apparition de drones russes utilisant Starlink au-dessus des villes ukrainiennes » et a cherché des solutions avec les équipes d’Elon Musk. Ce dimanche, le milliardaire excentrique a répondu sur X : « Il semble que les mesures que nous avons prises pour empêcher l’utilisation non autorisée de Starlink par la Russie ont fonctionné. Faites-nous savoir si d’autres actions sont nécessaires. »

Le chiffre du jour

6.000. En janvier, marqué par un hiver rigoureux, les bombardements russes ont causé à Kiev des coupures de chauffage sans précédent. Sur les réseaux sociaux, le président Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou avait tiré plus de 6.000 drones, environ 5.500 bombes aériennes et 158 missiles sur l’Ukraine durant ce mois.

Il a précisé que ces attaques visaient principalement le système énergétique, les voies ferrées et les infrastructures civiles. « Nous constatons que la Russie cherche à détruire la logistique et les communications entre les villes et les communautés », a-t-il déploré.

La tendance

Les négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine reprendront mercredi à Abou Dhabi, au lieu de ce dimanche comme cela était prévu initialement, a annoncé le président ukrainien. Le premier cycle de ces discussions s’est tenu aux Émirats arabes unis les 23 et 24 janvier, sans mener à des avancées diplomatiques. Le second round était attendu le 1er février.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Le dirigeant ukrainien n’a pas expliqué ce report, mais il avait indiqué jeudi que la date et le lieu de la réunion pourraient être modifiés en raison des tensions actuelles entre Téhéran et Washington. Les discussions pour parvenir à une solution diplomatique au conflit déclenché par l’invasion russe en février 2022, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, restent très complexes, notamment en raison des différends sur les territoires. La Russie exige, entre autres, le retrait des forces ukrainiennes des zones de la région de Donetsk qu’elles contrôlent encore.