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Gaza : 32 personnes tuées, dont des enfants, malgré le cessez-le-feu

Des frappes aériennes israéliennes ont fait 32 morts dans la bande de Gaza samedi, selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants. Au moins 509 personnes ont été tuées à Gaza par des tirs ou des frappes israéliennes depuis le début du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Israël a de nouveau enfreint le cessez-le-feu, samedi. Des frappes aériennes israéliennes ont causé 32 morts selon la Défense civile, parmi lesquels des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très fragile. Bien que des victimes aient été recensées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza depuis l’instauration de la trêve avec le mouvement islamiste Hamas en octobre, les frappes de samedi s’avèrent particulièrement meurtrières.

Samedi, Gaza a de nouveau subi des frappes israéliennes particulièrement meurtrières malgré le cessez-le-feu.
Samedi, Gaza a de nouveau subi des frappes israéliennes particulièrement meurtrières malgré le cessez-le-feu.  - H. Alzaanin/ TASS

« Le bilan depuis l’aube est monté à 32 morts, pour la plupart des enfants et des femmes », a déclaré la Défense civile de Gaza, un organisme de secours sous l’autorité du Hamas, après avoir précédemment signalé 28 morts.

« Trois filles sont décédées dans leur sommeil »

« Des appartements, des tentes, des abris et un commissariat ont été ciblés », a précisé Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile. Dans le quartier de Rimal à Gaza-ville, une explosion a détruit un logement. « Trois filles sont décédées dans leur sommeil. Nous avons retrouvé leurs corps dans la rue », a déclaré à l’AFP un proche, Samer al-Atbash, tandis que des traces de sang étaient visibles.

Dans un autre secteur de la ville, la frappe sur le commissariat a fait sept morts, dont des civils présents au moment des événements, d’après la direction générale de la police. Une tente abritant des personnes déplacées à Khan Younès (sud) a aussi été atteinte, et sept membres d’une même famille, dont un enfant, ont péri, selon le bureau de presse du gouvernement du Hamas.

Dans une autre attaque à proximité, l’armée israélienne a frappé un abri à al-Mawassi, un secteur où des dizaines de milliers de Gazaouis déplacés ont installé des tentes. Un journaliste de l’AFP a rapporté que de la fumée s’élevait de la zone touchée, entourée de milliers de tentes.

« Un ennemi qui ne respecte ni les accords ni aucun engagement »

Dans un communiqué, l’armée israélienne a expliqué avoir agi en réponse à un incident survenu vendredi, lorsque huit combattants palestiniens sont sortis d’un tunnel de Rafah, au sud de Gaza, ce qui, selon elle, constituait une violation du cessez-le-feu. Elle a indiqué que ses forces avaient frappé quatre commandants ainsi que d’autres membres du Hamas et d’un autre groupe armé, le Jihad islamique.

Souhail al-Hindi, membre du bureau politique du Hamas, a rejeté ces accusations. « Ce qui s’est passé aujourd’hui est un crime à part entière commis par un ennemi qui ne respecte ni les accords ni aucun engagement », a-t-il déclaré à l’AFP.

Au moins 509 personnes tuées à Gaza depuis le début du cessez-le-feu

Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du mouvement islamiste, au moins 509 personnes ont été tuées par des tirs ou des frappes israéliennes depuis le début du cessez-le-feu, tandis que l’armée israélienne affirme avoir perdu quatre soldats durant la même période à Gaza. Les restrictions d’accès imposées par Israël aux médias empêchent l’AFP de confirmer de manière indépendante le nombre de victimes ou de couvrir librement les violences à Gaza.

L’Égypte et le Qatar, en tant que médiateurs entre Israël et le Hamas, ont condamné samedi les « violations répétées » du cessez-le-feu par Israël, en appelant toutes les parties à « faire preuve de la plus grande retenue » avant la réouverture du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Égypte.