Artemis 2 : Dates, objectifs et déroulé de la mission lunaire
La Nasa prévoit d’envoyer quatre astronautes, dont trois Américains et un Canadien, pour survoler la Lune dans le cadre du programme Artemis, avec un lancement prévu entre le 6 février et le 30 avril. La mission Artemis II a pour objectif de « confirmer le bon fonctionnement des systèmes nécessaires à la survie des astronautes dans l’exploration de l’espace profond » et constitue un test avant la mission Artemis 3.
Un lancement marquant pour un programme déjà emblématique. Cinquante-quatre ans après la dernière mission Apollo en 1972, la NASA s’apprête à envoyer quatre astronautes survoler la Lune dans le cadre du programme Artemis. Pendant dix jours, les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen, voyageront entre la Terre et notre satellite afin de réaliser une série de tests en préparation du vol tant attendu par l’agence spatiale américaine : Artemis 3, qui verra quatre astronautes poser de nouveau le pied sur le sol lunaire. Dates de lancement potentielles, déroulement de la mission, objectifs et attentes… Voici tout ce qu’il faut savoir sur la première mission habitée du programme Artemis.
Une fenêtre de lancement de février à avril
Aucune date n’étant encore fixée, la NASA a annoncé une fenêtre de lancement s’étendant du 6 février (7 février en France en raison du décalage horaire) au 30 avril. Durant ces trois mois, seize dates potentielles ont été identifiées : les 6, 7, 8, 10 et 11 février, les 6, 7, 8, 9 et 11 mars, ainsi que les 1er, 3, 4, 5, 6 et 30 avril. Selon le calendrier publié par la NASA, le lancement se déroulera de nuit, à l’exception des événements programmés pour le 1er ou le 30 avril.
La raison de l’absence de date précise réside dans le fait que les dernières vérifications n’ont pu débuter qu’à la mi-janvier, lors de l’arrivée de la fusée sur le pas de tir. Ces tests de la fusée, du vaisseau Orion, des systèmes au sol et de l’équipage permettront à l’agence spatiale de récolter les informations nécessaires « pour formaliser une date ». Le test le plus crucial – la répétition générale du lancement – est prévu au plus tard le 2 février.
Le déroulé de la mission
Dans ce type de mission, où chaque détail compte, le déroulement est minutieusement chronométré. Ce plan très précis commencera quarante-neuf heures et quinze minutes avant le lancement, avec l’arrivée des équipes et le début du compte à rebours. Les astronautes prendront place dans la capsule Orion, leur « maison » pour les dix jours de mission, quatre heures avant le décollage.
Une fois tous les systèmes validés et le « go » final donné, la fusée SLS (pour « Space Launch System ») décollera du pas de tir 39B, à Cap Canaveral, en Floride. Après la séparation des boosters et de l’étage principal, la capsule Orion et l’étage supérieur effectueront deux orbites autour de la Terre, permettant de s’assurer que tous les systèmes fonctionnent correctement et de tester la maniabilité du vaisseau dans l’espace.

Un peu plus de vingt-cinq heures après le lancement, le véritable voyage commencera avec l’injection translunaire, une manœuvre qui propulsera Orion vers la Lune. Cependant, il faudra encore attendre deux jours pour atteindre les abords lunaires et deux jours supplémentaires pour effectuer le survol. Cela se produira le sixième jour de la mission, lorsque la fusée passera au plus près de la Lune, à 6.513 kilomètres d’altitude, sur sa face cachée. Ce survol durera moins de trois heures.
Ensuite, les astronautes effectueront le trajet de retour vers la Terre, poursuivant les tests des divers systèmes de la capsule et de son module de service. La mission se conclura par l’amerrissage d’Orion dans l’océan Pacifique.
Les objectifs de la mission
L’objectif principal de ce vol test est de « confirmer le bon fonctionnement des systèmes nécessaires à la survie des astronautes dans l’exploration de l’espace profond ». Ce vol représente surtout une simulation grandeur nature avant la mission Artemis 3, qui marquera le retour des astronautes – et notamment des Américains – sur notre satellite naturel après plus de cinquante ans d’absence. Artemis 2 a donc pour ambition de « se préparer à établir une présence durable sur la Lune », un projet que la NASA a récemment réaffirmé.
Un autre but de cette mission pour la NASA est aussi de préparer, dans un avenir plus ou moins proche, une mission habitée sur Mars. Cela représente un objectif cher à l’agence spatiale américaine depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

