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Voitures électriques : Renault projeté en 2026, Tesla perdante.

En janvier 2026, la voiture électrique représente 28 % des immatriculations totales, selon les chiffres publiés par AAA Data. La Renault 5, avec 3 952 immatriculations, devance largement la concurrence, vendant deux fois plus que le Scenic, deuxième du classement.

Le leasing social inonde les routes françaises de voitures électriques. Les données de janvier 2026 publiées par AAA Data révèlent un pic historique, largement dominé par une Renault 5 incontournable.

Le marché automobile français a connu un mois de janvier remarquable. Les chiffres de AAA Data, publiés récemment, confirment que la voiture électrique représente désormais 28 % des immatriculations totales. Il s’agit d’une augmentation considérable, mais il ne faut pas s’y méprendre. Cette ascension n’est pas le fruit d’un élan soudain vers la transition écologique, mais plutôt le résultat d’une politique publique agressive.

En tête du classement, Renault ne se contente pas de remporter des ventes : il écrase ses concurrents. La Renault 5, avec 3 952 immatriculations, surpasse largement ses rivales. Elle se vend doublement par rapport au Scenic, qui occupe la deuxième place. Ce succès est directement attribuable au leasing social, un dispositif de location à prix réduit dont les livraisons massives commencent enfin à envahir les routes. En quelques mois, la R5 s’est imposée comme l’icône de la voiture électrique accessible.

L’effet d’optique du leasing social

Ne vous laissez pas tromper par l’enthousiasme des communiqué de presse. Si l’électrique progresse, c’est grâce à un système de soutien financier substantiel. Comme le souligne Marie-Laure Nivot de AAA Data, ce pic d’immatriculations « brouille la lecture du marché ». Les commandes ont été passées dès septembre 2025 et commencent à se materialiser aujourd’hui. C’est une bulle qui pourrait rapidement se dégonfler lorsque les quotas de leasing social seront atteints.

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Alors que les ventes de voitures électriques progressent, celles des moteurs thermiques plongent. Les immatriculations d’essence chutent de 14 % et celles de diesel de 12 %. Le problème demeure : ces motorisations comptent encore pour plus de 80 % des ventes globales.

Cette baisse est si marquée qu’elle entraîne l’ensemble du marché vers le bas, malgré la dynamique positive des modèles électriques. On observe une substitution : il ne s’agit pas d’acheter « plus » de voitures mais d’acheter « différemment », et uniquement lorsque l’État finance l’achat.

Tesla dans le dur, les outsiders en embuscade

Un point notable est la 14e place de la Tesla Model Y, qui avec seulement 613 unités, est surpassée par des modèles comme le Skoda Elroq et la Volkswagen ID.4. Toutefois, cette interprétation doit être nuancée.

Historiquement, Tesla livre peu de voitures en début de trimestre (le temps nécessaire pour que les navires arrivent) et se concentre sur les mois de fin de période (mars, juin, septembre, décembre) pour atteindre ses records de ventes. Cependant, cette situation reste préoccupante : même lors des mois « bas », Tesla parvenait habituellement à maintenir ses ventes.