Venezuela : Trump ne s’oppose pas aux investissements pétroliers chinois
Le Venezuela a réformé sa loi sur les hydrocarbures le 28 janvier, ouvrant le secteur au privé. Donald Trump a déclaré que les investissements chinois dans l’industrie pétrolière vénézuélienne seraient les « bienvenus ».
L’or noir du Venezuela est au centre de négociations géopolitiques. Alors que le pays sud-américain tente de relancer son économie suite à la capture du président Nicolas Maduro le 3 janvier dernier, Donald Trump a déclaré, hier, que les investissements chinois dans l’industrie pétrolière vénézuélienne seraient les « bienvenus ».
« Nous allons vendre beaucoup de pétrole, et nous en prendrons une partie, et ils [les Vénézuéliens] en prendront beaucoup, et ils vont très bien s’en sortir. Ils vont gagner plus d’argent qu’ils n’en ont jamais gagné, et ce sera bénéfique pour nous », a-t-il affirmé.
Sous la présidence de Maduro, la Chine était le principal acheteur de pétrole vénézuélien. Cependant, la capture du chef d’État par les États-Unis a été condamnée par le ministère chinois des Affaires étrangères, rendant incertain l’avenir des relations entre Pékin et Caracas.
Sous la pression américaine, le Venezuela, détenant les plus grandes réserves pétrolières du monde, a finalement réformé sa loi sur les hydrocarbures le 28 janvier, ouvrant le secteur au privé. Cela a permis à la présidente par intérim du pays, Delcy Rodriguez, de conclure un accord de coopération énergétique avec l’Inde, qui est entré en vigueur dès le lendemain.
« L’Inde arrive et elle va acheter du pétrole vénézuélien plutôt que de l’acheter à l’Iran, donc nous avons déjà conclu cet accord, le principe de l’accord. Mais la Chine est la bienvenue pour venir acheter du pétrole », a déclaré Donald Trump en réaction à la signature de ce texte.
Dans la même lignée, Donald Trump a également insinué que les États-Unis envisageaient de conclure un « accord » avec Cuba, après avoir menacé d’imposer des droits de douane aux pays vendant du pétrole à La Havane.
« Je pense qu’ils viendraient probablement vers nous et voudraient conclure un accord pour que Cuba redevienne libre », a-t-il affirmé à propos des dirigeants cubains. « Je pense que nous allons conclure un accord avec Cuba. Je pense, vous savez, que nous serons généreux », a-t-il ajouté.

