Tunisair récupère un avion saisi en France, mais sans moteurs.
Tunisair a récupéré un Airbus A330‑200 immatriculé TS‑IFM, qui était immobilisé à Châteauroux depuis plus de neuf mois à cause d’un litige financier. Les deux moteurs Rolls‑Royce Trent restent sous saisie en raison d’une créance estimée à près de 18,7 millions de dollars liée à des factures de maintenance impayées.
La compagnie aérienne nationale tunisienne, Tunisair, a récupéré un de ses Airbus A330‑200 qui était saisi en France depuis mai 2025. Cependant, l’appareil est actuellement inutilisable, car ses moteurs n’ont pas été restitués, comme l’a confirmé la justice française.
La Cour d’appel de Bourges a ordonné la levée de la saisie concernant la cellule de l’avion immatriculé TS‑IFM, qui était immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Châteauroux depuis plus de neuf mois en raison d’un litige financier entre Tunisair et un prestataire étranger.
Toutefois, les deux moteurs Rolls‑Royce Trent restent sous saisie en raison d’une créance estimée à près de 18,7 millions de dollars liée à des factures de maintenance impayées. Tant que cette situation n’est pas réglée, l’appareil ne peut ni voler, ni participer au programme des longs-courriers de la compagnie.
Cet événement met en lumière les difficultés structurelles persistantes au sein de Tunisair, qui fait face à une situation financière délicate et à des défis opérationnels affectant déjà la disponibilité de sa flotte. Au cours des derniers mois, la compagnie a dû recourir à des solutions alternatives telles que l’affrètement d’avions (ACMI) ou l’optimisation d’autres appareils pour maintenir ses liaisons vers l’Europe et l’Afrique.
Pour les équipes de maintenance et les techniciens de Tunisair, l’avion juridiquement libéré procure un soulagement, mais suscite aussi une émotion mêlée de frustration. Plusieurs employés interrogés par des médias spécialisés soulignent que cet appareil représente non seulement un symbole de redressement, mais également une pression supplémentaire pour obtenir des financements et résoudre le contentieux avec le fonds créancier.
La prochaine étape pour la compagnie nationale consistera à négocier la libération des moteurs saisies ou à les remplacer, une opération qui nécessitera du temps, des ressources financières et une coordination étroite avec des partenaires industriels internationaux.

