Marc Uyttendaele admet un geste inapproprié, le parquet recommande une médiation pénale.
Les faits reprochés à Marc Uyttendaele remontent à 2022 et une plainte pour atteinte à l’intégrité sexuelle a été déposée en 2024. Le parquet de Bruxelles estime que l’infraction d’atteinte à l’intégrité sexuelle est établie et veut mettre en place une procédure de médiation pénale.
Les faits attribués au célèbre avocat Marc Uyttendaele remontent à 2022. Dans un communiqué publié ce samedi, son avocate, Me Benjamine Bovy, précise qu’une juriste, « forte d’une expérience professionnelle de plus d’une dizaine d’années« , avait récemment rejoint le cabinet de Marc Uyttendaele.
Dans ce communiqué, il est mentionné : « Après quelques semaines, marquées par des discussions intimes et dans un climat qu’il a – à tort manifestement, comme il le comprendra par la suite – ressenti comme relevant de la séduction réciproque, il s’est mépris sur le consentement de l’intéressée et a posé un geste inapproprié. S’en rendant compte, il s’en est immédiatement excusé et a regretté vivement sa méprise. »
Une plainte pour atteinte à l’intégrité sexuelle a été déposée par cette avocate stagiaire contre Marc Uyttendaele en 2024, soit deux ans après les événements. L’avocat a d’abord nié les faits, dénonçant une intention de nuire à sa réputation.
Marc Uyttendaele admet désormais, par l’intermédiaire de son avocate, avoir posé un geste inapproprié envers une avocate stagiaire, suite à la diffusion d’informations à ce sujet par RTL.
Actuellement, le parquet de Bruxelles considère que l’infraction d’atteinte à l’intégrité sexuelle est avérée et souhaite engager une procédure de médiation pénale.
Dans un souci d’apaisement, l’intéressé et son avocate ne feront pas d’autres commentaires afin, disent-ils, de laisser une chance à la médiation pénale.
Médiation pénale
Par le biais de la médiation pénale, des mesures peuvent être imposées, telles que le suivi d’une thérapie ou la réalisation d’heures de travail d’intérêt général. La personne poursuivie doit également indemniser sa victime. Si ces conditions sont remplies, l’action publique sera éteinte, signifiant qu’il n’y aura pas de procès.
Concernant ce processus, Anthony Rizzo, l’avocat de la victime, déclare : « Ma cliente prend acte de ces informations et souhaite prendre le temps de la réflexion quant à sa participation ou non au processus de médiation. » Il ajoute : « Pour ma cliente, l’essentiel, c’était que l’infraction soit reconnue, mais aussi que son honneur et sa réputation soient rétablis. »

