Municipales 2026 à Paris : Sophia Chikirou critique les socialistes et propose des actions chocs
Sophia Chikirou a officiellement lancé sa campagne pour la mairie de Paris devant près de 1.500 sympathisants réunis au Cirque d’Hiver, à six semaines du premier tour. Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a affirmé que « la seule liste garantie 100 % censure, 100 % anti-Macron, 100 % antifasciste, c’est la liste du « nouveau Paris populaire » ».
Devant près de 1.500 soutiens rassemblés au Cirque d’Hiver, Sophia Chikirou a officiellement lancé sa campagne pour la mairie de Paris, à six semaines du premier tour. La candidate de La France insoumise (LFI) a plaidé pour une rupture à gauche, critiquant les 25 dernières années de gestion socialiste à l’Hôtel de Ville et appelant à un changement de direction.
« Nous allons faire de Paris la plus grande ville insoumise de France, mais aussi du monde, après New York, après Zohran Mamdani », a-t-elle déclaré. Initialement prévu dans la ménagerie, le meeting a été déplacé dans la grande salle en raison de l’affluence, même si tous les gradins n’étaient pas remplis. Jean-Luc Mélenchon, présent au premier rang, n’a pas pris la parole.
Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a taclé Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, en indiquant qu’il n’avait pas censuré le budget du gouvernement. « La seule liste garantie 100 % censure, 100 % anti-Macron, 100 % antifasciste, c’est la liste du « nouveau Paris populaire » », a-t-il affirmé.
Sophia Chikirou a également salué le ralliement des conseillers écologistes Émile Meunier et Jérôme Gleizes. « L’écologie que nous portons avec eux […], c’est une écologie anticapitaliste et populaire. L’écologie sans la lutte des classes, c’est du jardinage », a-t-elle déclaré. Émile Meunier n’a pas écarté une alliance au second tour avec la liste d’Emmanuel Grégoire, précisant cependant : « Il est évident qu’on ne va pas laisser la ville dans les mains de la droite et de l’extrême droite. »
Parmi ses priorités, la candidate a mentionné le logement, l’éducation, la protection de l’enfance et la démocratie locale. « Le premier texte que nous ferons adopter […] déclarera l’état d’urgence dans le logement à Paris, car 10.000 personnes à la rue, c’est un état d’urgence », a-t-elle annoncé, dénonçant une capitale devenue « le terrain de jeu des grandes fortunes et des grands fonds d’investissement français et étrangers » et promettant la création d’une régie publique de gestion locative.
En marge du meeting, une vingtaine de membres du collectif « Nous vivrons » ont manifesté, et l’un d’eux a brièvement perturbé la réunion en dénonçant un antisémitisme supposé.

